Apple achète LearnSprout pour mettre les gaz dans l’éducation

  

Apple a fait l’acquisition de LearnSprout, une start-up qui fournit des solutions aux enseignants pour suivre et analyser les résultats et les progrès des étudiants. Selon la jeune Sprout, plus de 2 500 établissements dans 42 États des USA exploitent ses outils.

La firme de Cupertino a confirmé l’acquisition (pour un montant inconnu) à Bloomberg en expliquant comme d’habitude qu’elle achetait « de petites entreprises de temps en temps » et qu’elle ne commentait pas ses raisons ou intentions.

Néanmoins, il apparait assez clairement que cette acquisition va permettre à Apple de renforcer son offre d’applications et de services à destination du monde de l’enseignement.

Férocemment concurrencé par les Chromebook, l’iPad bénéficiera bientôt d’un mode multi-utilisateurs devant faciliter son déploiement dans les classes et d’autres nouveautés destinées exclusivement aux écoles.

Source : Macg

La Poste Suisse a distribué 115 millions de colis en 2015

  

La Poste suisse a livré 115 millions de colis l’an dernier, soit une hausse de 3% par rapport à 2014. Le commerce en ligne constitue un moteur important de cette croissance. Cette année, les clients pourront aiguiller leurs colis en cours d’envoi.

Les clients effectuant toujours plus d’achats en ligne, la Poste s’attend à un accroissement annuel du trafic de paquets de 1 à 2%, a indiqué à l’ats la société de service postal dans un communiqué mercredi. Déjà en croissance ces dernières années, le volume des colis Priority, qui arrivent le jour suivant la commande, devrait aussi continuer à augmenter.

Afin de pouvoir gérer le volume croissant de paquets, la Poste investit au total 60 millions de francs dans l’extension des centres de tri de Daillens (VD), Härkingen (SO) et Frauenfeld (TG). Dans la commune vaudoise, les travaux seront terminés à la fin de l’année. Du côté alémanique, les installations de tri supplémentaires ont déjà été mises en service. Les centres verront leur capacité de tri augmenter d’un quart.

Les gens sont de moins en moins à leur domicile et leurs besoins ont changé, constate La Poste. Celle-ci s’est adaptée à ces changements avec la distribution de paquets le soir et le samedi, les points de retrait PickPost et les automates My Post 24. Dans le courant de l’année, La Poste introduira l’aiguillage personnalisé de colis et lettres recommandées. Les clients pourront, en cours d’envoi, choisir où ils souhaitent recevoir la livraison.

Source : Bilan

7 signes qui montrent que vous avez un problème avec l’autorité

  

Vous avez l’impression que vous résistez à l’autorité ? Peut-être le moment est-il venu pour vous de songer à l’entrepreneuriat… Sachez que certains indices permettent de constater si cette aversion à l’autorité vous concerne ou non.

Les indices du refus d’autorité

Selon les psychologues, la résistance à l’autorité chez une personne se caractérise par un comportement qui correspond aux attitudes suivantes :

1. S’oppose activement à aux règles établies et aux demandes d’autrui.

2. Fait souvent porter à d’autres la responsabilité de ses erreurs pour ne pas faire face à la réaction de la personne d’autorité. 

3. Conteste fréquemment tout ce qui lui semble obligatoire.

4. Se fait difficilement des amis, en raison du contrôle qu’elle tente d’exercer sur eux.

5. Fera tout pour avoir le dernier mot ou avoir raison.

6. Entretient longtemps du ressentiment. 

7. Facilement susceptible ou agacée lorsqu’on souligne son opposition à l’autorité.

Ces caractéristiques se retrouvent chez l’adulte, mais aussi chez l’enfant et l’adolescent.
Un exemple typique de comportement opposant

Jean travaille dans une entreprise d’assurances depuis quelques années. Il est apprécié pour la qualité de son travail, mais réagit souvent négativement aux règlements. Par exemple, lorsqu’un de ses directeurs lui demande de ranger sa voiture un peu plus loin, afin de laisser libres les espaces réservés aux clients, Jean va alors argumenter et insister pour justifier qu’il a le droit, lui aussi, de stationner plus près de l’entrée. Ce genre de comportement agace ses supérieurs et pourrait nuire à son avancement, éventuellement.
Comportement de l’enfant réfractaire à l’autorité

On peut souvent identifier ce trouble chez un enfant dès son tout jeune âge. Si certains enfants se taisent, boudent et se referment sur eux-mêmes face à l’autorité, d’autres crient, lancent des objets, confrontent ou crient à tue-tête pour exprimer leur frustration. Lorsque ce comportement se poursuit à l’adolescence puis à l’âge d’adulte, il y a lieu d’en identifier la cause le plus tôt possible. Il a été constaté que, dans plusieurs cas, il s’agissait au départ d’un enfant dont les besoins n’étaient pas reconnus par ses parents ; ou encore que celui-ci a réalisé tôt que l’opposition soutenue lui permettait d’obtenir plus facilement gain de cause. Des pédagogues-psychologues affirment qu’il existerait une prédisposition génétique au comportement d’opposition.
L’entrepreneuriat pour fuir l’autorité ?

Si vous constatez que vous souffrez, à un degré plus ou moins élevé, d’un sentiment réfractaire à l’autorité, évitez les confrontations sur des sujets qui vous font réagir. Pratiquez-vous à expliquer votre point de vue plutôt que d’argumenter avec force. Servez-vous de l’humour pour désamorcer vos réactions excessives à certains stimuli.
Si, malgré tout, vous n’arrivez pas à régler votre problème de refus de l’autorité lorsque vous travaillez pour quelqu’un, devenez entrepreneur ! Non seulement vous apprécierez le fait de ne plus recevoir d’ordres de qui que ce soit, mais vous créerez votre propre source de revenu. De plus en plus d’entrepreneurs optent pour cette voie, en raison de l’autonomie qu’elle permet. Sans oublier qu’il vous faudra bien sûr travailler… beaucoup !

Source : Dynamique Mag

Confidentiel : FlameFy lève 700 000 euros pour automatiser les campagnes marketing

  

La plateforme Saas qui vient d’intégrer l’incubateur de TF1 compte parmi ses clients France Télévisions, Canal+, Spicee, l’INA ou encore BFM TV.

La start-up franco-chinoise FlameFy vient de boucler une première levée de fonds de 700 000 euros auprès de serial-entrepreneurs asiatiques pour consolider ses équipes de R&D et développer ses ventes à l’international.

Fondée en 2013 par Jessica Xu et Cédric Monnier, la plateforme Saas permet aux médias et aux marques d’automatiser leurs stratégies marketing sur tous les canaux numériques et de les adapter selon leur audience. Sa solution lui permet d’adapter les prises de parole aux audiences, en recourrant à des scénarios personnalisés et engager avec cette dernière, en utilisant des techniques de gamification et de storytelling qui doivent permettre d’offrir une expérience immersive. 

Parmi ses clients, des médias, agences, marques et producteurs de contenus TV, Web et cinéma tels que France Télévisions, Canal+, Spicee, l’INA, BFM TV, MEC, Glory Paris… FlameFy vient d’intégrer l’incubateur de TF1. Autant de clients qui sont engagés dans des problématiques d’acquisition d’audience, de conversion (pour connaître leurs visiteurs) ou encore de fidélisation, via le CRM. 

La start-up possède déjà des équipes à Paris, Pékin et Shanghai et prévoit d’ouvrir un bureau à Singapour dans les mois à venir. FlameFy s’est dotée d’un comité stratégique incluant notamment des personnalités de la technologie (Alibaba) et des médias (The Economist).

Source :Journal du net

HighCo : Très forte accélération de la croissance au T4 : Opinion Achat

  
HighCo a publié une marge brute T4 2015 de 20,3 M€, largement supérieure à nos attentes et à la guidance, affichant une progression de +14,0 % yoy à données publiées et de +13,5 % à PCC. Cette accélération provient à la fois de la poursuite de la croissance en France grâce au Digital (+11,1 % yoy à PCC) mais également de la recovery du Benelux (+21,6 % yoy à PCC). Du point de vue de la rentabilité, cette performance au T4 permet à HighCo de relever sa guidance de RAO, estimé pour 2015 à plus de 11 M€. Enfin, le groupe a annoncé l’acquisition de la société Capitaldata spécialisée dans le data marketing. Bien que cette acquisition soit peu contributive (CA de 0,6 M€ en 2015), elle vient une nouvelle fois renforcer les ambitions d’HighCo sur le Digital. Opinion Achat maintenue avec un TP de 10,00 €.

Source : Boursorama

« La vie d’un entrepreneur est plus dure que celle d’un salarié » (Emmanuel Macron) : vrai ou faux ?

  

Il est des petites phrases qui soulèvent de grandes polémiques. « La vie d’un entrepreneur est plus dure que celle d’un salarié » a déclaré le ministre de l’Economie Emmanuel Macron sur BFM TV le 20 janvier. Que vaut cependant cette affirmation ? Analyses des faits.

Entrepreneur et salarié : les avantages et les inconvénients

Emmanuel Macron a, dans la foulée de cette affirmation, rappelé que l’entrepreneuriat impliquait une prise de risques financiers importants, un engagement permanent qui se traduit par des journées parfois épuisantes et des week-ends tronqués. Selon une étude OpinionWay, les patrons de TPE alignent en moyenne 9h40 de travail quotidien, 6 jours sur 7 soit 58h hebdomadaire ! « Il peut tout perdre, lui, et il a moins de garanties », précise le ministre. En effet, pour un gérant de société, le dépôt de bilan peut dans certains cas entraîner une saisie des biens personnels en règlement des dettes de l’entreprise et celui-ci ne bénéficient pas des indemnités chômages de Pôle emploi.

Le temps de travail des salariés est quant à lui encadré par la loi et offre un rythme plus régulier que ceux des cadres dirigeants. Il se situe en moyenne en France à 37,5 heures. Les salariés, eux, ont effectivement droit aux indemnités chômage, en moyenne 72% du salaire net durant deux ans. S’ils ne risquent pas une saisie de leurs biens pour régler les dettes de l’entreprise qui les a licenciés, celle-ci peut intervenir à terme pour solder les crédits du ménage devenus impossible à rembourser du fait de la perte de revenu. Dans un contexte de crise et de désindustrialisation, le retour à l’emploi est en outre particulièrement difficile, notamment pour les plus anciens.
Des différences à pondérer

On le voit, la vie au quotidien de l’entrepreneur et du salarié n’est pas la même. Cette dernière résulte de priorités et de choix différents en matière de vie personnelle, d’aspirations et de motivations. Les temps consacrés à l’entreprise sont notoirement très différents, plus de 20h dans notre exemple. Mais ce constat est à pondérer. Il convient de prendre en compte la pénibilité des postes qui relève du cas par cas et le différentiel de rémunération. Si la pénibilité est une notion difficilement quantifiable, les rémunérations moyennes sont, elles, fournies chaque année par l’Insee : en 2015 elle était de 2125€ euros net/mois pour un salarié et d’environ 4500€ net/mois pour un patron de petite PME.

Une opposition désuète ?

On constate que les conséquences sur la vie des entrepreneurs et celle des salariés d’un dépôt de bilan ne sont pas vraiment disparates. Lorsque la crise frappe, cette grande faucheuse s’abat sans discernement sur les uns comme les autres. L’opposition entre entrepreneurs et salariés semble relever d’un concept archaïque fort éloigné des valeurs entrepreneuriales de notre temps. Si chacun reste libre de faire les choix de carrière qui conditionnent sa vie dans ses aspects professionnels et personnels, créer ou intégrer une entreprise, c’est adhérer à un projet. Cette adhésion nourrit l’esprit d’équipe qui seul permet à une entreprise de se faire une place dans un monde rendu hyperconcurrentiel par la mondialisation et la digitalisation. C’est cet esprit d’entreprise, éloigné des clivages, qui a permis à des start-up comme BlaBlaCar de tutoyer les étoiles et à Bouygues, Kronenbourg ou Air Liquide de se maintenir au top. Entrepreneurs et salariés, des vies différentes mais qui paraissent si complémentaires !

Source : Dynamisme Mag

Pierre Louette : « Orange a investi 250 à 300 millions d’euros dans les start-up »

  

Orange Digital Ventures, qui boucle sa première année, est le véhicule avec lequel l’opérateur investit des tickets de 500.000 à 3 millions d’euros dans des start-up. Il poursuit par ailleurs sa politique d’investissement à travers les fonds Iris, Robolution, Ecomobilité et des prises de participation en direct.

Quel est le bilan d’Orange Digital Ventures un an après sa création ?

Nous aurons bientôt réalisé neuf investissements (dont Wynd, Actility, et Afrimarket) et nous avons dépensé environ les trois quarts de l’enveloppe des 20 millions d’euros qui nous était allouée. Le programme sera probablement reconduit pour plusieurs années avec un montant au moins similaire. Cela suscite beaucoup d’intérêt chez Orange Digital Ventures car c’est le premier véhicule à notre main que l’on peut conduire où l’on veut.
Il vous reste donc environ 5 millions d’euros à dépenser. Qui seront les prochains élus ?

D’une part, nous essayons d’investir dans des start-up qui entrent dans les grandes thématiques d’Essentiels2020, le plan stratégique d’Orange, que ce soit avec la FinTech ou avec les objets connectés. D’autre part, nous choisissons des entreprises disruptives par rapport à nos métiers et nous les accompagnons avec une petite équipe basée en France et aux Etats-Unis. Nous nous appuyons également sur un important flux d’affaires potentielles qui nous permet d’accéder à de bons dossiers.
Comment guidez-vous ces investissements ?

Nous entrons avec des tickets compris entre 500.000 et 3 millions d’euros. Ce sont donc des entreprises qui ont déjà une valorisation, des clients, un chiffre d’affaires. Cela nous permet d’obtenir, entre autres, un siège au conseil, d’observer et d’apprendre.
Ne risquez-vous pas de rendre certaines start-up trop dépendantes d’Orange, comme dans le cas d’Afrostream que vous allez proposer sur Orange TV ?

Nous avons investi dans cette entreprise de vidéo à la demande par abonnement car elle propose un contenu qui s’adresse à diverses zones géographiques en même temps et que son fondateur, Tonjé Bakang, est une personnalité charismatique. Nous veillons ensuite à ce que son modèle ne repose pas uniquement sur nous, ce qui n’est pas le cas d’ailleurs.
Avez-vous eu la sensation d’avoir raté des occasions ?

Nous sommes certains de passer à côté de bonnes affaires et il faut rester très humbles quant à nos choix. En règle générale, pour dix investissements, deux ou trois permettent de porter la rentabilité, trois ou quatre poursuivent leur activité et les autres plongent.
C’est un ratio qui va s’appliquer aux neuf entreprises que vous soutenez ?

Je ne peux évidemment que souhaiter que nous n’ayons fait que des bons paris, mais je ne peux pas vous le dire. J’estime, en revanche, que nous leur donnons des chances supplémentaires en leur permettant d’interagir avec nos experts, en leur donnant accès à nos ressources…
Entre Orange Ventures, les investissements directs et vos participations dans certains fonds comme Iris, quel est le montant investi par Orange dans les start-up ?

Le montant investi cumulé depuis la création d’Iris en 2012 se situe entre 250 et 300 millions d’euros. C’est une somme très substantielle et qui a pris encore de l’importance sous l’impulsion de Stéphane Richard depuis un an et demi. Le financement du monde digital est une voie naturelle pour nous, car la relation d’Orange au digital est particulière.
Est-ce que cela pourra encore se passer sous la pression du gouvernement comme ce fut le cas pour Dailymotion ?

Dans l’épisode Dailymotion, le traitement politique successivement mené par Arnaud Montebourg et Emmanuel Macron nous a finalement permis de céder nos parts à un montant plus élevé que ce que nous avions pu imaginer. La passion entourant le débat a toutefois été trop importante… Mais il faut aussi s’efforcer de l’accueillir de manière positive car cela participe d’une prise de conscience digitale collective plus rapide et plus forte.

Source : Les échos

En 2016, le salaire est-il encore la seule source de motivation des salariés ?

  

Pour de nombreux employés et ce quel que soit le secteur d’activités et les entreprises étudiées, le salaire reste un des éléments centraux de la motivation. La rémunération importe grandement dès lors qu’il s’agit de choisir un emploi et de le conserver sur le long terme. Un salarié dont le salaire n’est pas estimé comme suffisant peut vite devenir un frein à la motivation de ce même salarié, voire pire, il peut être une véritable cause de démission. Il est donc de votre ressort, en tant que chef d’entreprise, de tout mettre en œuvre pour que vos salariés s’estiment être payés à leur juste valeur et que la rémunération qui leur revient soit suffisante et motivante.

Mais le salaire est-il encore aujourd’hui, en 2016, la principale source de motivation pour les salariés qui entrent sur le marché du travail et ceux qui n’ont encore que quelques années d’expérience ? N’existe-t-il pas d’autres sources de motivation ?
Une situation différente par le passé

Par le passé, force est de constater que les salariés étaient amenés à rester longtemps dans la même entreprise. Il n’était pas rare de trouver des employés qui étaient restés dans la même boîte pendant environ 10, 15 ou 20 ans, et ce tout en gardant la même motivation et le même attachement à leur entreprise. Le salaire était donc un critère important, certes, mais les écarts salariaux étaient encore suffisamment faibles entre chaque entreprise et à poste équivalent pour justifier des pertes de motivation ou des décisions de départ. Les raisons d’un départ étaient toutes autres, et les possibilités de retrouver un emploi derrière également. La situation du marché de l’emploi à cette époque était telle qu’il était tout à fait possible, pour ceux qui prenaient la décision de changer d’entreprise, d’en trouver une autre en toute facilité, les entreprises à cette époque étant largement plus promptes aujourd’hui à l’embauche.
Des changements en profondeur

De nos jours, des changements majeurs ont eu lieu : les salariés ne sont plus prompts à rester plusieurs années dans la même entreprise, une évolution de carrière se calcule difficilement dans la même entreprise, les perspectives sont toujours meilleures dans les autres entreprises, et pour ce qui est du salaire, c’est aujourd’hui une variable secondaire. En effet, le salaire n’est plus l’arme principale des entreprises pour attirer des salariés qualifiés et reconnus. Selon une récente étude, 37% des salariés interrogés ont confié avoir changé d’emploi tout d’abord par nécessité, 18% pour la sécurité de l’emploi et le climat de travail, seulement 17% pour l’aspect financier. Il faut aujourd’hui un véritable climat social de qualité, une ambiance de travail propice à l’absence de stress et de pression, tout un ensemble de critères qui poussent les salariés à rester quelques années de plus dans la même entreprise. Il suffit de jeter un coup d’œil au classement « Great Places to Work » pour prendre la mesure de l’importance qu’accordent les entreprises à l’existence d’un bon climat social pour leurs employés. 

En toute certitude, le salaire n’est plus la principale source de motivation. Il suffit de se tourner du côté d’entreprises comme Air France ou Orange, où les climats sociaux sont parfois délétères pour comprendre que l’aspect pécuniaire ne l’emporte plus sur le reste, sur les conditions générales de travail. Un changement important, symbolique de notre époque où la qualité de vie prend le pas sur l’aspect financier et économique. L’argent motive le salarié oui, mais cela ne suffit plus aujourd’hui.

Source : Dynamique Mag

HSBC mise sur la révolution du Big Data en entrant au capital de CustomerMatrix.

  

Un groupe d’investisseurs, dont la banque, prend la majorité du capital du spécialiste de l’analyse de données pour 10,5 millions d’euros. CustomerMatrix va renforcer son déploiement dans le secteur bancaire à travers le monde.

Anticiper les besoins les plus cachés de ses clients ? Dans sa version numérique, le Big Data prédictif, qui permet de recommander des offres ciblées aux clients, est devenu un must pour les banques d’investissement. Remarquer qu’un responsable financier a modifié son profil LinkedIn peut ainsi donner des indices sur le changement de gouvernance à venir d’un groupe. L’arrivée d’un membre influent d’une banque au conseil d’admi­nistration d’un groupe du CAC 40 peut aussi influer sur le choix de sa banque de financement dans un pays émergent.

C’est pour détecter et relier ce type de signaux faibles, mais non moins stratégiques, que HSBC Ventures, la branche de capital-risque de HSBC, vient de prendre la majorité du capital de la start-up CustomerMatrix, cofondée à New York par les Français Guy Mounier et Gilles André, avec un groupe d’investisseurs. Cet investissement conduit avec le fonds Aster Capital (soutenu par Solvay, Schneider­ Electric et Alstom) et les deux actionnaires historiques de CustomerMatrix, le français Newfund et l’américain True Global Ventures, représente 10,5 millions de dollars. Fin décembre, HSBC avait éga­lement investi avec Citi dans Platfora, qui prépare les données pour le Big Data.
Miser sur l’international

CustomerMatrix va ainsi pouvoir accélérer son déploiement auprès des grandes banques, sa priorité aujourd’hui, bien qu’il compte aussi de grands comptes industriels comme Schneider. « C’est auprès des institutions financières que se manifeste la plus forte urgence pour mettre en place des relations client intelligentes », relève Guy Mounier. CustomerMatrix a commencé à intégrer sa solution sur plusieurs continents chez HSBC, mais aussi auprès de la banque singapourienne DBS, et conduit des pilotes chez UBS, Deutsche Bank et JPMorgan­ Chase.

La première banque européenne entend déployer la solution dans trois de ses divisions, la banque d’affaires, la banque privée, ainsi que la banque de transactions internationales en Asie. De 500 à 1.000 responsables de relations client en bénéficieront l’an prochain, soit 10 % de sa force commerciale, à Londres, à Genève et à Hong Kong. « Notre système d’analyse et d’exploitation des données a déjà permis­ de démultiplier par 10 le chiffre d’affaires additionnel de certains clients », constate le cofondateur de CustomerMatrix.

Forte de 5 millions de lignes de codes, la start-up est née de la fusion de trois sociétés de haute technologie dans le Big Data et le « machine learning » : PolySpot, Noopsis et Intelligent Artifacts créées entre 2000 et 2007. Grâce à ce nouveau tour de table, elle va renforcer son équipe de recherche à Paris avec des profils internationaux en cours de recrutement, ainsi que ses forces de vente à Singapour, Londres, San Francisco, puis, dans les mois suivants, à Toronto et Sydney.

Big data contre Robot advisor

Ne mélangez pas le Big ­Data prédictif etles robot advisors, dans lesquels ont investi­ des géants de la gestion. Pour le fondateur de CustomerMatrix, Guy Mounier, ces derniers « ne peuvent analyser que des schémas de données relativement simples, et proposer directement aux clients des packages de produits prédéfinis ou des assurances ». Pour les banques privées en particulier, cette option est réductrice, car il faut analyser des situations plus complexes. Il existe aussi des risques de réputation. « Allez expliquer à un juge que c’est un algo­rithme qui a fait perdre à votre client des millions d’euros. Depuis la crise, c’est d’autant moins pensable. Le filtre humain est indispensable au conseil financier. »

Source : les échos

Marketing olfactif : quand les marques se mettent au parfum

  
Longtemps délaissé par les marques, l’utilisation de l’odorat comme levier marketing se développe de plus en plus. Ses domaines d’applications sont variés, et son efficacité, démontrée. Décryptage avec Stéphane Arfi, de la société Emosens.

A l’heure de la révolution numérique et du marketing digital, quel est l’intérêt pour une marque de s’intéresser aux narines de ses consommateurs ?  » C’est le sens qui est le moins exploité d’un point de vue commercial et marketing, alors que c’est le premier sens qui se développe chez l’homme, celui qui reste le plus longtemps en mémoire et qui génère le plus d’émotions « , répond Stéphane Arfi, fondateur d’Emosens, une société créatrice de parfums et spécialisée dans le marketing olfactif.
L’odorat influe en effet sur le comportement. Philip Kotler, père du concept du mix marketing – les fameux  » 4 P  » – décrivait en 1973 dans son ouvrage « Journal of retailing » le poids de l’atmosphère sensorielle dans la décision de l’achat. S’il est difficile de relier avec précisions l’utilisation d’un parfum avec des résultats économiques, il est en revanche certain que l’odorat peut être utilisé comme un levier marketing à part entière. L’odeur de pain chaud des boulangeries en est un des meilleurs exemples. Un parfum agréable génère un bien être, peut faciliter le passage à l’acte d’achat et même fidéliser la clientèle.
Pour les boutiques, mais pas uniquement
Naturellement lié au lieu où il est ressenti, le marketing olfactif s’adresse principalement aux boutiques physiques, mais pas que.  » Nous avons par exemple travaillé avec Google pour parfumer leurs locaux, afin que leurs employés se sentent bien « , témoigne Stéphane Arfi. 

Son entreprise Emosens, fondée en 2009, fait partie des quelques sociétés spécialisées1 dans la création de parfum pour marques. Elle propose à ces dernières de choisir un parfum parmi un choix de plusieurs centaines de fragrances, ou de lui en créer un sur-mesure.
   

 Diffuseur de parfum Emosens


La diffusion est ensuite assurée sur le lieu par un appareil dédié (photo ci-contre).  » Le mode de diffusion joue énormément sur l’intensité et le ressenti du parfum, à un point tel que le même parfum peut apparaître totalement différemment selon qu’il soit diffusé de façon aérienne, ou au contraire, intensément « , précise Stéphane Arfi.
Des fragrances adaptées selon les cibles
Mais comment créer le parfum adéquat pour une marque ? Le parfum n’est-il pas subjectif par essence ? Chacun réagit en effet différemment à une odeur de fleur d’oranger, de tabac ou de vernis…
Pourtant, il existe des lignes directrices :  » une note boisée sera plus masculine, une note fleurie plaira en revanche à une population féminine. Et les nuances sont nombreuses : une fragrance fleurie et fruitée plaira d’avantage à une cible jeune fille qu’à une femme d’un âge mûr « , explique Stéphane Arfi. Il est donc possible d’élaborer une fragrance en fonction d’une cible. Cliquer ici pour lire la suite de l’article sur la page suivante. 

(1) Comme Atmosphère Diffusion, Scentys, Exhalia, ou encore Olfacom. 

  

Longtemps délaissé par les marques, l’utilisation de l’odorat comme levier marketing se développe de plus en plus. Ses domaines d’applications sont variés, et son efficacité, démontrée. Décryptage avec Stéphane Arfi, de la société Emosens.

Créer une identité olfactive

Si tout un chacun peut imaginer des senteurs boisées et minérales pour une boutique d’équipement de randonnée, quelle peut bien être le parfum de la ville de Lyon, ou celui du Crédit Agricole, deux organisations pour lesquelles Emosens a créé l’identité olfactive ? La réponse se trouve dans les processus d’élaboration du  » logolf « , contraction de  » logo  » et  » olfactif « , détaillées par Stéphane Arfi :  » nous travaillons sur la marque, son histoire, sa stratégie, ses clients, ses boutiques et même son site internet. Une fois tous ces éléments identifiés et rassemblés au sein d’un brief, plusieurs parfums sont généralement proposés, et retravaillés. Nous faisons souvent appel à plusieurs « nez » [nom donné aux experts en élaboration de parfum, NDLR]. Chacun de ces spécialistes produit alors un parfum différent selon son propre ressenti et sa propre vision, mais en cohérence avec le brief initial « .

Pour les marques, le marketing olfactif est donc un levier d’activation supplémentaire, subtil et complexe à manipuler, mais dont l’efficacité est démontrée. A quand une application dans l’univers du numérique ? 
TROIS QUESTIONS A… Stéphane Arfi, fondateur de la société Emosens

  

En parfumant une boutique, n’y-a-t-il pas un risque de déplaire à une partie de la cible ?

Le parfum doit être choisi en fonction des clients de la boutique, et non selon l’appréciation de son propriétaire, il en va du succès de l’opération. Chez Emosens, c’est notre rôle de conseiller, de guider nos clients professionnels vers le parfum adapté à la boutique. Lorsque la bonne fragrance est trouvée, bien au contraire, on ne fait pas fuir la clientèle, on la fidélise.
Y a-t-il d’autres champs d’applications que le retail pour le marketing olfactif ?

De plus en plus d’entreprises font appel à nos services, comme des professions libérales, des sociétés de services qui parfument leurs locaux, ou des centres commerciaux. Un parfum adapté génère un bien-être, apaise, et peut favoriser l’acte d’achat ou la relation. Nous avons par exemple parfumé la tour d’Engie à la Défense, aussi bien pour les employés que pour les clients qui s’y rendent régulièrement. Et dans le commerce, le spectre est large : opticiens, pharmaciens, etc. Nous travaillons aussi avec des parkings et des studios d’enregistrement.
Comment mesurer le ROI d’un parfum ?

S’il est difficile de mesurer l’impact économique d’un parfum de manière chiffrée, l’efficacité du marketing olfactif est en revanche démontrée par de nombreuses études. Notre propre expérience chez Emosens le démontre: par exemple, nous avons parfumé le centre commercial de Beaugrenelle. Et les clients, qui obtenaient nos coordonnées à l’accueil du magasin, nous appelaient pour savoir comment obtenir ce parfum.

Source : E-marketing