Ces petites phrases qui font fuir vos collègues

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« Non, je ne peux pas t’aider »

Pour Denis Desvignes, coach professionnel, « le « non » est à éviter, autant que possible. Si un collègue vous demande un coup de main, peut-être que vous êtes actuellement occupé par une autre mission mais plutôt que de lui répondre par la négative, mieux vaut essayer de jouer la négociation et lui proposer de lui venir en aide plus tard, à la fin du travail qui vous occupe actuellement. » En clair, ce « non » qui peut être considéré comme un refus et entraîner un mécontentement légitime de votre interlocuteur peut se reconsidérer dans le temps. « Exemple : « je serais ravi de t’aider mais cette semaine ma charge de travail ne me le permet pas. Serait-il possible de voir ça en début de semaine prochaine ? » On engage une discussion, ça évite tout braquage », illustre Adrienne Le Bomin-Beyssac, coach en entreprise.

 

« On verra ça plus tard »

Autres formulations à proscrire : celles trop vagues pour permettre à votre interlocuteur d’être fixé. « Tout ce qui est du domaine du « peut-être » ou du « plus tard » manque de contours. Ça ne fait pas avancer les choses », estime Adrienne Le Bomin-Beyssac. Pour lutter contre ce flou, Denis Desvignes préconise « l’engagement mutuel. Il faut savoir se poser, ouvrir son agenda et convenir d’une date précise. » Ecrire noir sur blanc un rendez-vous ou une mission à réaliser apporte la satisfaction d’avoir engagé la résolution du problème.

 

« Ça ne sert à rien de s’énerver comme ça »

Un collaborateur agacé qui s’agite et perd son sang-froid face à un travail qui le dépasse ? Ce cas de figure peut arriver en entreprise et le réflexe de ses collègues est souvent de lui dire de se calmer. Selon Pascale Belorgey, formatrice chez Cegos, ce n’est pas forcément la bonne solution. « C’est comme si on disait : « je t’interdis de ressentir ce que tu ressens ». Mieux vaut aller à la recherche d’une solution à son mal-être plutôt que le nier. Dire : « je comprends que tu sois en colère ou découragé et voyons comment te sortir de cette situation ». » Il suffit parfois de lui consacrer une heure ou deux pour sortir de l’impasse.

 

« Ce n’est pas de mon ressort »

Vous avez un poste défini avec un rayon d’action précis et il est normal de vouloir faire respecter cet état de fait. Pour autant, ce n’est pas une raison pour renvoyer sèchement vos collègues dans les cordes car ils vous ont sollicité dans un domaine qui n’était pas le vôtre. Seulement dire que ce n’est pas de votre ressort, même si c’est la vérité, est trop sec pour être diplomatique. « À la place, vous pouvez dire : « je ne suis pas le mieux placé pour te répondre, mais… » Et les orienter vers un autre collaborateur que vous savez plus compétent sur le sujet, ou suggérer la lecture d’un mail qui pourra les éclairer », conseille Pascale Belorgey.

 

« Tu es toujours en retard »

À bannir également de votre vocabulaire, les termes « toujours » et « jamais ». « Tu es toujours en retard », « tu n’es jamais présent en réunion »… « Il y a un manque de factuel dans ces réflexions, constate Adrienne Le Bomin-Beyssac. Peut-être que vous avez des reproches à faire à un collègue qui arrive souvent en retard mais alors formulez mieux la remarque. Par exemple : « depuis que tu es à ce poste, j’ai constaté que le lundi matin tu arrivais systématiquement avec une demi-heure de retard » ». C’est à la fois une preuve et un point de départ pour avancer dans la discussion : ce collaborateur a-t-il un problème de transport ce jour-là en particulier ? Une solution telle que le télétravail est-elle par exemple envisageable ?

 

« C’est moi qui commande »

D’un manager à un managé ou parfois entre collègues d’un même niveau, il peut y avoir ce genre de directives : « c’est moi qui commande, tu obéis ». « C’est une occasion manquée de motiver le collaborateur, ça ne le pousse pas vers le haut, estime Denis Desvignes. Il est toujours préférable d’expliquer pourquoi on fait les choses. » C’est moins infantilisant et peut pousser le collaborateur en question à plus d’initiatives et donc à produire du meilleur travail que s’il se contente d’appliquer bêtement un ordre donné.

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