Et si les femmes rapportaient plus de business que les hommes ?

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Loin d’être une lubie féministe, les vertus supposées d’une gouvernance plus féminine sont pourtant étayées par plusieurs études : les entreprises dirigées par des femmes génèreraient davantage de profits que les autres.

Parité : le combat continue pour les femmes cadre

« Sachant que toutes les études concluent que les entreprises dirigées par des femmes performent mieux, il serait dommage de ne pas se pencher sur la question. » On doit ce constat étonnant à Aude de Thuin. Pourtant la Présidente d’ADT Lab et fondatrice du Women’s Forum n’a rien inventé. Selon la dernière étude en date, publiée par le Crédit Suisse en septembre 2014, le rendement des fonds propres dans les entreprises comptant au moins une femme au sein de leur conseil d’administration aurait augmenté de 14,1 % entre 2005 et 2014 contre 11,2 % par ailleurs. La tendance est encore appuyée par une étude du cabinet Rothstein Kass sur les fonds d’investissements : les hedge funds dirigés ou détenus par des femmes ont semble-t-il dégagé une rentabilité de 6 % entre 2007 et 2013 alors que l’indice global a reculé de 1,1 % sur la même période.

Associer les femmes à la question de la performance

Les vertus d’une gouvernance économique plus féminine, Armelle Carminati-Rabasse en entend parler depuis plus de dix ans. « Dès 2004, Catalyst s’était intéressé aux cours des actions des sociétés cotées, se souvient cette militante pour la diversité en entreprise, aujourd’hui membre du directoire d’Unibail-Rodamco. L’étude avait conclu qu’à partir de trois femmes dans un conseil d’administration, les performances boursières étaient supérieures. Pour la première fois, on associait les femmes à la question de la performance. » Le constat s’étend même aux petites et moyennes entreprises non cotées. « Nous avons rassemblé des analyses financières de 40 000 PME françaises générant entre 4 et 100 millions d’euros de chiffre d’affaires, résume Dunya Bouhacene, présidente de Women Equity for Growth. Le pourcentage des sociétés dirigées par des femmes stagne autour de 15 % alors qu’elles génèrent de meilleurs résultats. Elles présentent des pentes de croissance équivalentes ou meilleures dans 11 secteurs sur 17, et une profitabilité équivalente ou meilleure dans 9 secteurs sur 17. »

Plus performantes « parce que personne ne les attend »

Pourquoi le sexe dit faible serait-il, alors, le plus fort en affaires ? Maître de conférences en économie à la Sorbonne, Jezabel Couppey-Soubeyran a déjà entendu cette hypothèse. Mais elle rappelle aussi, dès qu’il s’agit de l’expliquer, que certains clichés sexistes ne sont jamais très loin. « Ce sont les hommes, dont le taux de testostérone est plus élevé que celui des femmes, et qui sécrèteraient davantage de cortisol en situation de stress, qui feraient les bulles et les krachs sur les marchés boursiers », ironise-t-elle. C’est donc grâce à leurs hormones que les femmes analyseraient et gèreraient mieux le risque spéculatif ! Beaucoup, d’ailleurs, refusent de s’aventurer sur ce terrain. « Je n’aime pas les explications basées sur de pseudo-caractéristiques physiques, tranche Dunya Bouhacene. J’ai une explication beaucoup plus brutale : parce que cela ne va pas de soi pour une femme de se projeter à la tête d’une entreprise et que personne ne les attend, celles qui accèdent à des postes de direction ont des profils surdimensionnés, tout simplement. Elles sont meilleures car elles ont surmonté plus d’embûches. »

La clé c’est la diversité

« Quand j’ai fondé mes deux entreprises, j’ai toujours veillé à m’entourer de gens, et des hommes aussi, très différents, et ce n’est pas juste parce que j’étais une femme qu’elles ont décollé », nuance Catherine Barba, aujourd’hui à la tête de Catherine Barba Group. Pour elle, la clé de la performance réside davantage dans la pluralité des talents, des profils et des sexes. Mais cela n’empêche pas cette pionnière de la transformation digitale devenue business angel, de suivre les trajectoires de certaines femmes vers les sommets. « Du côté des boîtes du CAC 40, c’est simple, il n’y en a aucune, sourit-elle. Cependant on peut regarder du côté des start-up. » Elle cite ainsi volontiers Céline Lazorthes, fondatrice de Leetchi.com, le premier service de cagnottes en ligne en France, et Magali Boisseau, qui a créé BedyCasa, un service de chambre chez l’habitant.

« C’est un piège de dire que les femmes travaillent autrement, conclut Armelle Carminati-Rabasse. Au final, la réflexion sur ces études m’a surtout emmenée sur le terrain de la diversité. Le directoire où je siège est passionnant : pas seulement parce que je suis une femme mais aussi parce que j’y côtoie d’autres profils venus d’horizons inattendus. C’est ce mélange qui rend les entreprises performantes. Même si, évidemment, les femmes jouent aussi un rôle important. Car la diversité passe par la mixité… » Ce qui reste une bonne raison de fissurer un peu plus ce fameux plafond de verre…

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Oubliez le paiement NFC, Google teste une solution « mains libres »

  

Pour le moment, le système de paiement « mains libres » de Google est testé à San Francisco.

Depuis un moment, on ne cesse de parler du paiement mobile comme de la technologie qui va progressivement éliminer le besoin d’avoir une carte bancaire (et donc un portefeuille) avec soi.
Actuellement, le paiement mobile consiste généralement à enregistrer les données de sa carte sur son smartphone, pour qu’il soit possible de payer dans les boutiques en mettant le smartphone en contact avec le terminal de paiement, le plus souvent grâce à la technologie NFC. Les principaux services sont Apple Pay, Android Pay et Samsung Pay (qui ne sont pas encore arrivés en France), mais il en existe d’autres.
Cependant, Google a imaginé un système de paiement appelé Hands Free ou « Mains Libres » (toujours « mobile » certes) qui ne requiert plus l’utilisation des mains pour payer dans les magasins. Donc, il suffit d’avoir son smartphone sur soi et de dire « Je voudrais payer avec Google », sans avoir à le sortir de sa poche ou bien de son sac.
Comment ça marche ?

Selon les explications de Pali Bhat, Senior Director, Product Management, sur un blog de Google, ce nouveau système de paiement utilise le Bluetooth LTE, le Wi-Fi et les autres capteurs du smartphone de l’utilisateur pour détecter qu’il se trouve bien dans la boutique où il veut faire le paiement.
Pour procéder à un paiement, l’utilisateur dit qu’il « souhaite payer avec Google ». Le caissier demande alors ses « initiales » et confirme son identité grâce à sa photo de profil sur Hand Free. Et dans certaines boutiques, la vérification de l’identité du client se fait même automatiquement via une caméra et un logiciel de reconnaissance faciale.
L’idée, comme le nom du service l’indique, est qu’on n’ait plus à chercher son smartphone ou sa carte bancaire pour procéder à un paiement. Après, niveau sécurité, un tel système devra encore faire ses preuves. Pour le moment, il n’est disponible que dans une partie de San Francisco, aux Etats-Unis, et chez certaines enseignes, dans le cadre d’un programme pilote.

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