Microsoft travaille sur l’intelligence artificielle par le biais du jeu Minecraft

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L’intelligence artificielle fascine, ou bien fait peur. Quoi qu’il en soit, les avancées se font plus pressentes et précises, comme tout récemment lorsque l’intelligence artificielle développée par Google, AlphaGo, a battu le champion du monde du jeu de go. En effet, le coréen Lee Se-dol a été vaincu sur le score de 4 manches à 1. Google n’est pas la seule entreprise à s’intéresser à l’intelligence artificielle puisqu’en février 2016, Facebook communiquait également sur ses efforts menés par le biais de partenariats.

Désormais, c’est au tour du géant Microsoft, qui dit vouloir « amener l’intelligence artificielle à un niveau similaire de l’intelligence humaine, où nous aimerions qu’elle soit dans quelques décennies », une déclaration faite pour BBC News par Katja Hofmann, meneuse du projet impliquant le jeu Minecraft au laboratoire de recherche de Microsoft situé à Cambridge (Royaume-Uni).

On le savait, Microsoft avait racheté Minecraft pour une somme de 2,5 milliards de dollars en septembre 2014. Le géant de l’informatique a donc réuni une équipe de cinq chercheurs autour d’un projet baptisé AIX, « destiné à améliorer ses systèmes d’intelligence artificielle ».

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Un communiqué précisait alors : « Contrairement à la plupart des autres jeux, Minecraft offre à ses utilisateurs des possibilités infinies, qui vont des tâches simples comme chercher un trésor à d’autres plus complexes comme construire une structure avec une équipe. »

Le but avoué serait donc de faire en sorte que l’intelligence artificielle se développe de son propre chef, plutôt que de « la programmer pour accomplir des tâches spécifiques ». De plus, Microsoft voudrait pouvoir toucher un nouveau public en montrant les liens entre l’informatique et l’intelligence artificielle, et pourquoi pas faire naitre des vocations : « vu comment les enfants adorent Minecraft, ce pourrait être une façon assez convaincante de leur apprendre des choses tout en les laissant s’amuser. » Microsoft indique qu’AIX sera disponible dès l’été 2016, et ce par le biais d’une licence open source.

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INFO : LIQUIDATION DE L’IMPRIMERIE REALGRAPHIC À BELFORT : 22 PERSONNES SANS EMPLOI

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Le tribunal de commerce de Belfort a prononcé mardi la liquidation judiciaire de la SA Realgraphic installée rue Georges-Besse dans la ZAC de la Justice.

Cette imprimerie de labeur créée en 1987 à Guebwiller s’est installée à Belfort dès l’année suivante, puis en 2006 dans ses locaux actuels. Pour l’entreprise, c’est la fin d’une belle aventure. Mais c’est surtout un coup dur pour ses 22 salariés, désormais sans emploi, qui bénéficieront dans un premier temps du fonds de garantie.

Parmi eux, Olivier Moser, 51 ans, chez Realgraphic depuis 1992, faisait quotidiennement le trajet depuis Baume-les-Dames, où il habite, pour venir travailler : « 140 bornes chaque jour, c’est beaucoup, c’est vrai, mais j’aimais bien cette entreprise et j’appréciais beaucoup mon ancien employeur, Roger Reiter, qui a créé la société. Il s’y entendait pour ramener du boulot. Mais il est parti en retraite en 2011 ».

L’entreprise a ensuite été reprise par Vincent Valantin, qui jusqu’en 2015 a été aussi PDG de l’imprimerie Valblor (Strasbourg).

Son associé dans l’entreprise alsacienne, Adrien Weber, devenait du même coup président du conseil d’administration de Realgraphic.

En redressement le 24 mars 2015

Tous les salariés sont d’accord pour souligner que les choses ont alors commencé à péricliter. « On a été jusqu’à 49 salariés ici. En 2012, le chiffre d’affaires était d’environ 6,5 M€. Il est descendu à un peu plus de 2 M€ en 2015. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir travaillé. Car ici, on n’a jamais rechigné à bosser. S’il le fallait, on venait même parfois le week-end ou le 1er mai pour terminer une commande urgente. Il faut reconnaître que toutes les heures sup’étaient payées » raconte cet autre ex-salarié.

En septembre 2014, Realgraphic procédait à onze licenciements, puis à deux autres en décembre. Le 24 mars 2015, le tribunal de commerce de Belfort plaçait la société en redressement judiciaire. En janvier dernier, cinq autres salariés quittaient l’entreprise, dans le cadre d’un plan de départs volontaires.

Au sein du personnel, c’est surtout la colère qui domine.

Christophe Frottier, 47 ans, qui était conducteur offset depuis 15 ans, résume le sentiment général : « Cette boîte fonctionnait bien mais il y a eu une volonté délibérée de la nouvelle direction de faire plonger notre chiffre d’affaires et de nous couler. Valblor s’est servi de nous pour avoir notre carnet d’adresses et nous a vendu son matériel vétuste. Ils ont trait la vache jusqu’au bout ».

Une analyse que conteste de son côté le directeur général de Valblor, Brice Valantin, fils de l’ex PDG : « Le carnet d’adresses de Realgraphic ne nous a jamais intéressés, puiqu’il n’est pas compatible avec le type de production de Valblor. Nous n’avons donc jamais voulu récupérer les clients de Realgraphic. Quant au matériel, nous leur avons seulement vendu à un prix préférentiel une pelliculeuse d’occasion en parfait état de marche. J’ajoute qu’à de nombreuses reprises, Valblor a dépanné Realgraphic soit au niveau technique soit par la mise à disposition de personnel. Enfin, nous avons été l’un des principaux clients de Realgraphic. Il est donc faux de dire qu’on leur a mis la corde au cou ».

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Amazon envisage le paiement par selfie

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Amazon vient d’obtenir un brevet décrivant une méthode consistant à utiliser son visage dans le cadre d’une commande.

L’avenir du paiement passera-t-il par la case selfie ? C’est une éventualité à laquelle  veut se préparer Amazon, à en croire la découverte d’un brevet obtenu le 10 mars auprès du bureau américain des brevets, fait remarquer Re/Code. Celui-ci décrit en effet une méthode pour valider un achat sur la plateforme en utilisant le visage du client, sans que celui-ci n’ait besoin d’entrer le moindre mot de passe.

Au lieu d’inscrire son code secret pour se connecter à Amazon, l’utilisateur n’a qu’à orienter l’objectif photo de sa tablette ou de son smartphone (ou même de sa caméra de webcam) vers sa tête et le tour est joué. Autrement dit, il s’agit de prendre des selfies, fixes ou en vidéo.

Sur le papier, la technique se veut plus conviviale que la mémorisation d’un mot de passe, qu’il faut rendre ardu à retenir pour éviter d’une part qu’il ne puisse être trouvé par une personne malveillante au bout de quelques tentatives ou appris par cœur par quelqu’un de très indiscret situé à proximité. Là, il suffit de présenter son visage et d’attendre que l’accès au compte soit validé par Amazon.

Évidemment, une méthode pareille soulève des questions au niveau de la sécurité : et si une personne malveillante montre une photographie du propriétaire du compte devant l’objectif, Amazon ne risque-t-il pas d’être trompé ? C’est justement pour éviter un scénario de ce type que le géant du commerce électronique prévoit d’exiger l’exécution de certains mouvements pour s’assurer qu’il n’y a pas d’entourloupe.

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Dans certains cas, le dispositif peut demander à l’utilisateur d’effectuer des actions, des gestes ou des mouvements, les gestes, comme un sourire, un clin d’œil ou un hochement de la tête, afin de vérifier une personne vivante qui passe commande et non pas un banal cliché tendu discrètement vers la caméra par l’usurpateur. Cela ne garantit pas un niveau de sécurité absolu, mais c’est indispensable pour assurer une protection minimale.

L’usage du visage dans le cadre d’un paiement sur Internet n’est pas tout à fait nouveau. Des sociétés plus ou moins importantes explorent elles aussi l’achat par reconnaissance faciale. C’est par exemple le cas de PayPal, qui a expérimenté un dispositif à Londres il y a quelques années, ou de la startup finlandaise Uniqul, qui a imaginé un dispositif similaire, testé à Helsinki.

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Pourquoi rester assis à son bureau rend bête

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Au bureau comme ailleurs, notre concentration dépend de notre environnement. Voici quelques conseils pour utiliser au mieux votre espace de travail afin d’augmenter votre efficacité.

Vos collègues sont lancés dans une conversation interminable à deux mètres de votre bureau, vous rêvassez, vous relisez dix fois la même phrase ? Il est temps de faire une pause ! Mais votre espace de travail vous permet-il de vous changer les idées ? Selon une étude publiée par Steelcase en 2015, 39 % des Français déclarent ne pas disposer d’endroits pour se concentrer au bureau et seulement 5 %* d’entre eux se disent à la fois fortement engagés et très satisfaits de leur espace de travail. L’open space devenant la norme, c’est aussi au salarié d’être malin et de savoir exploiter son bureau, bien aménagé ou non, pour optimiser son efficacité. Le tout est de savoir comment.

Savoir comment vous fonctionnez

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La nature a enseigné à l’homme qu’il devait s’adapter à son environnement et l’histoire se répète pour le salarié. La recherche en neurosciences a révélé que notre cerveau fonctionne selon cinq modes de travail : la concentration, l’apprentissage, la socialisation, la collaboration et la régénération. Par exemple, un travail individuel convoque la concentration ; une réunion, l’apprentissage et un brainstorming, la collaboration. À partir de cela, il  est possible de choisir au bon moment, l’endroit ou l’ambiance propice à son efficacité. D’autant que certains modes dépendent d’un autre : pour être mieux concentré, nous avons par exemple besoin de nous régénérer en faisant une pause.

Introverti ou extraverti ?

Durant celle-ci, certains rechargent leurs batteries avec un moment de socialisation. Ils sont considérés comme des extravertis, explique Susan Cain, avocate américaine dans son livre La Force des discrets. Ils se régénèrent et stimulent leur créativité au contact des autres. Dans l’entreprise, leurs lieux fétiches sont la cafétéria, la machine à café ou tout environnement bruyant et vivant. À

l’inverse, « les introvertis cherchent à s’extraire de leur environnement par le repli », explique Marine Boucher, responsable communication et identité de Steelcase. S’ils ne sont pas complètement sauvages, ces derniers ont besoin au minimum de moments d’intimité psychologique, car ils sont plus créatifs lorsqu’ils sont isolés. Certes il est difficile de le faire en open space et les entreprises proposant des salles de repos sont encore rares. La solution ? Se rendre par exemple hors des horaires de pointes dans une salle réservée au déjeuner ou utiliser une salle de réunion inoccupée.

Connaître votre mémoire

Notre environnement de travail influe également sur la façon dont nous assimilons les informations. « L’apprentissage pâtit d’une vision traditionnelle de l’école où l’on nous apprend que la première règle est d’écouter sans bouger », regrette Marine Boucher. Or la mémoire ne se résume pas seulement à la concentration et l’écoute. Elle peut être visuelle, auditive ou kinesthésique (c’est-à-dire fonctionner selon la perception des mouvements de son propre corps). C’est pourquoi il est essentiel de ne jamais s’enchaîner dans une routine. Selon la responsable Steelcase, il faut alterner les modes d’apprentissage : en réunion plénière dans une salle de conférence ou en sous-groupe autour d’une table dans des salles plus intimes par exemple.

Déculpabiliser la pause

L’alternance est aussi primordiale en matière de posture de travail. « La position assise est une posture qui tue », lance Marine Boucher, un brin provocatrice. Il est vrai que plusieurs études médicales ont prouvé qu’être trop souvent assis, ralenti la consommation de sucre et la circulation sanguine. Conséquence, cela peut augmenter le risque de diabète et d’hypertension. « Au travail, il faut permettre au corps le mouvement pour actionner le flux sanguin et réveiller le cognitif », assure la responsable de Steelcase. Les remèdes sont simples : sortez faire un tour au moment du déjeuner, faites vos réunions debout ou marchez pendant vos pauses.

En France, mais pas seulement, la pause est associée à la paresse et considérée comme une perte de temps ou un manque de productivité. « Elle est pourtant un moment de liberté où le cerveau s’aère et le corps se détend, ce qui est favorable aux idées neuves », remarque Marine Boucher. Le tout est de faire en sorte de se sentir bien dans chaque mode de travail, car « si l’on n’est pas à l’aise dans son environnement de travail, on devient bête », conclut-elle.

*Étude Ipsos pour Steelcase, L’engagement et l’espace de travail dans le monde, Février 2016.

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