La disparition annoncée des caisses dans les magasins

  

Un tiers des consommateurs serait prêt à renoncer à un achat à cause d’une file d’attente trop longue en magasin
(étude Nixdorf, 2014). Les innovations se multiplient pour faire disparaître les caisses en magasin.


Caisses automatiques et « zapettes »

Pour passer à travers le « calvaire » de la caisse, beaucoup ont opté pour les courses sur Internet. On voit bien le succès d’Amazon et de tous les services de livraison à domicile.
En magasin, les caisses libre-service de plus en plus présentes. Mais ce service semble loin de la perfection et beaucoup de consommateurs ne savent pas ou ne veulent pas se servir (travail supplémentaire pour le client, plantages réguliers, voix de synthèse horipilante, etc.).
Plus efficaces, sans doute, les « zapettes » permettent aux consommateurs, en supermarchés, de scanner eux-mêmes leurs articles au fur et à mesure puis de payer à la fin. Un gain de temps évident à condition qu’il n’y ait pas de file d’attente à la caisse finale où le passage reste obligatoire.
Mieux encore : Twyst (aux Etats-unis) est un cabat connecté dans lequel le consommateur place ses articles. Ceux-ci sont équipés d’étiquettes sans contact RFID. On est débité automatiquement sur sa carte bancaire lorsque l’on quitte le magasin.

Applis mobiles au secours du chaland
Aux Etats-Unis encore, QueueHop permet de scanner directement un produit en boutique avec son smartphone. On est alors débité automatiquement. Plus besoin de caisse dans la boutique. 
En France Wits est une appli qui permet de commander des produits dans des commerces de proximité (boulangerie, fromagerie, etc.), de payer sur son smartphone et de passer prendre sa commande un peu plus tard. Là encore, plus besoin de faire la queue, du moins en principe.

Scanner à domicile
En France encore, Pikit est une petite zapette connectée pour la maison proposé par la marque Carrefour. Dès qu’il n’y a plus de lait ou de dentifrice, il suffit de scanner le code-barre du produit pour le recommander. On peut, par exemple, scanner plusieurs produits tout au long jour après jour et aller chercher sa commande au « Carrefour Drive » du coin en fin de semaine.

  

Et les caissières dans tout ça ?

La question est récurrente : que vont devenir les caissiers et caissières ? Vont-ils se retrouver au chômage ? Même s’il est paradoxal de vouloir préserver un métier considéré comme très pénible, il est exact que le développement des caisses automatiques contribue au chômage des caissières. Ce à quoi les professionnels répondent que beaucoup sont formées à de nouveaux métiers, comme le conseil et l’assistance à la clientèle, histoire de supprimer les tâches répétitives mais pas le contact humain dans les magasins.  

Source

Publicités