Grande-distribution. Système U tend la main aux producteurs en Mayenne


FDSEA et Système U

Après l’orage, les éclaircies ? À la suite de la grave crise agricole qui avait occupé l’actualité l’été dernier, le distributeur Système U tend la main aux producteurs locaux de viande porcine, mais aussi bovine.

Pour les premiers, c’est une expérimentation mayennaise. « Unique en France », ont insisté Mikaël Guilloux et Hubert Lechat, respectivement responsable de la section porcine à la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles (FDSEA) 53 et représentant des magasins U mayennais. Cela fait des semaines que les partenaires planchent sur un système « rémunérateur et plus visible pour les producteurs ». La tentative est d’autant plus complexe pour cette viande qui se vend, à la différence des bovins, de façon éclatée ou à la pièce.
Six producteurs et dix magasins

Avec le concours de la Coopérative des agriculteurs de la Mayenne (Cam) et l’abattoir Socopa d’Évron, une contractualisation engage quatre (bientôt six) producteurs et les dix (sur onze) magasins U. Les premiers fourniront donc la totalité des besoins en porc des seconds. Soit 6 000 porcs à l’année, vendus au moins au prix de production. « Concrètement, un prix d’1,40 € le kilo payé au producteur avec une référence du prix de l’aliment à 250 € la tonne », détaille Mikaël Guilloux. « Il y aura un prix plancher rémunérateur mais pas de plafond », ajoute Philipe Jehan. Sachant que la viande respectera aussi le cahier des charges porc français, garantissant une certaine qualité.
Porc U 53 est ainsi né. « L’expérimentation ne peut fonctionner qu’avec la complicité du client qui fera un acte citoyen », insiste Hubert Lechat.
Pour la viande bovine coeur de gamme (sallers, blonde d’Aquitaine, charolaise), un engagement national vient d’être signé par Serge Papin, patron de Système U. « Aujourd’hui, nous sommes rémunérés de 3,50 € à 3,70 € le kilo carcasse. Il faudrait un euro supplémentaire pour être bien », commente Yannick Vallée, de la FDSEA 53, espérant que les magasins du réseau jouent aussi le jeu.

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Ces enseignes qui savent retenir les nouveaux clients

Quelle impression laissent les magasins aux clients qui viennent pour la première fois ? Ou qui reviennent après une longue absence ?

Nielsen a classé les enseignes en fonction de leur capacité à convaincre les consommateurs de changer leurs habitudes. Palmarès.
C’est une question toute simple qui a été posée aux clients ayant déclaré avoir « essayé » une enseigne : vont-ils conserver leurs habitudes précédentes ou au contraire fréquenter régulièrement ce magasin, maintenant qu’ils le connaissent ? Vont-ils même, pourquoi pas, en faire leur magasin principal ?
Le sujet est évidemment crucial. La meilleure communication du monde ne sert qu’à attirer le chaland dans les points de vente. C’est l’expérience vécue, sur place, qui transforme les visiteurs d’un jour en clients réguliers. Et qui, donc, les détourne de la concurrence.
A ce petit jeu, le grand gagnant de l’édition 2016 de l’étude est… Lidl. Non seulement le distributeur investit comme jamais en publicité pour faire savoir qu’il a changé, mais il transforme l’essai en magasin. Quand bien même les points de vente ne sont pas tous modernisés (tant s’en faut), deux clients « essayeurs » sur trois sont convaincus et ont l’intention de revenir.
Du côté des hypermarchés, également, l’expérience client diffère selon les enseignes de façon assez significative. Carrefour se montrant bien plus convaincant, en l’occurrence, qu’Auchan.

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Zara teste des nouveautés technologiques

L’enseigne de mode espagnole Zara est en train de tester des innovations technologiques, en vue de les introduire à l’échelle mondiale début de l’an prochain. Il s’agit de cabines d’essayage interactives et de caisses en libre-service.

Des tablettes dans les cabines d’essayage

Ces trois derniers mois Zara a testé ces nouveautés technologiques dans quelques magasins en Allemagne, en Espagne et aux Etats-Unis. Les cabines d’essayage ont été équipées de tablettes, reliées au comptoir à l’entrée de la zone d’essayage. Grâce à la tablette, le client peut aisément depuis la cabine demander le vêtement qu’il essaye dans une autre taille ou une autre couleur.

La tablette donne également des suggestions de vêtements à combiner et informe le client de la disponibilité des articles dans le stock. En outre Zara se penche sur un nouveau système de caisses en libre-service, permettant aux clients de scanner et régler ses achats entièrement par lui-même.

Pour l’instant on ignore encore où et quand précisément Zara compte introduire les nouvelles technologies, mais une chose est sûre l’enseigne espagnole a la ferme intention de faire un pas en avant en matière de technologie.

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Coca-Cola ouvre trois boutiques connectées pour l’été

Le 15 juin 2016, Coca-Cola a ouvert des points de vente expérientiels dans trois sites de transport stratégiques en France, cela en partenariat avec Areas.  

En partenariat avec Areas, la marque mondiale de restauration de concession d’Elior Group, Coca-Cola vient d’ouvrir trois Coca-Cola concept stores connectés. Ces boutiques éphèmères sont situées dans trois endroits très passagers : la gare Saint-Charles à Marseille, la gare de Lyon à Paris et l’aéroport d’Orly Ouest. Au-delà de pouvoir consommer le célèbre soda, les voyageurs pourront vivre une expérience digitale et événementielle qualifiée « d’inédite ». Ainsi, « le visiteur pourra tout d’abord tester son agilité et pratiquer l’expérience « Jongles ManiaTM ». Ce jeu original et connecté, s’appuyant sur la technologie KinectTM, permettra aux voyageurs de jouer seul ou à plusieurs, y compris avec des joueurs situés à l’autre bout de la France dans un autre Coca-Cola concept store », détaille la marque. Le PhotoBooth permettra aux visiteurs de personnaliser et d’imprimer leurs photos et de les partager sur les écrans digitaux des Coca-Cola concept stores français.
Une restauration rapide

Sur 20 à 30 mètres carrés, chaque concept store a été conçu pour s’adapter à son environnement au coeur d’une gare ou d’un aéroport, grâce à un équipement durable, entièrement démontable et réutilisable. Une offre de restauration rapide (salades, bagels, viennoiseries…) ainsi que les boissons du groupe – Coca-Cola, Fanta, Sprite, Nestea, Fïnley, Minute Maid, etc. – sont proposées à la vente.

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La Concurrence étudiera l’extension de l’alliance Carrefour-Cora

L’Autorité de la Concurrence va examiner d’ici deux mois le projet de Carrefour et de Provera (Cora) d’élargir leur politique d’achats, a déclaré mardi le président du régulateur.

« Nous venons de recevoir un complément d’alliance signé entre Carrefour et Provera sur des produits de premier prix », a indiqué Bruno Lasserre au cours d’une audition devant la Commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale.
« Nous avons estimé que ce complément devait nous être notifié, nous allons donc l’examiner avant qu’il soit mis en oeuvre. »
Le régulateur avait déjà estimé, en avril 2015, que les alliances entre centrales d’achat intervenues en 2014 (Auchan-Système U, Casino-Intermarché et Carrefour-Cora) présentaient des risques concurrentiels et avait appelé les distributeurs à certaines corrections.
L’Autorité a annoncé, le mois dernier, l’ouverture d’une enquête approfondie concernant le projet de fusion entre les distributeurs Système U et Auchan.

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Carrefour Now : le projet de Carrefour pour contrer Amazon sur la livraison dans l’heure

3 Carrefour Market parisiens testeront au mois d’août un service de livraison à domicile dans l’heure.

Baptisé en interne Carrefour Now, le projet se veut une réplique à Amazon Prime Now, tout juste lancé sur la capitale. Une information Linéaires.
Cette nouvelle initiative a été présentée fin mai aux syndicats. Les trois sites pilotes sont situés rue de Seine, rue de Rochechouart et rue des Pyrénées (dans les sixième, neuvième et vingtième arrondissements de la capitale).
Les équipes des magasins prépareront les commandes passées en ligne et la livraison sera assurée à vélo par La Poste, rapporte la CFDT. Les clients qui le demandent, donc, pourront se faire livrer dans un délai d’une heure.
Le 16 juin, Amazon a officialisé le lancement de son offre Prime Now en France, sur Paris et sa petite couronne : la livraison dans l’heure des achats sur un assortiment, alimentaire et non-al, de 18.000 références théoriques (une prestation réservée aux abonnés Amazon Premium).
En s’appuyant sur Franprix, Cdiscount propose déjà la livraison des courses en 90 minutes sur la capitale et sa proche banlieue depuis fin 2015.
Carrefour prend donc part à la surenchère qui anime aujourd’hui le secteur de la livraison à domicile. Et qui pourrait faire de la remise des courses en une heure un nouveau (et très coûteux) standard attendu par le client.
Dans le monde des drives, déjà, Leclerc et Chronodrive s’affrontent à coups de préparations express des commandes (15 minutes pour le premier dans une partie de son parc, 30 minutes pour le second). Des délais loin d’être dominants pour ces deux enseignes, mais indéniablement appréciés par les clients.

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Les éleveurs détournent les clients de Carrefour… vers Système U

Les FDSEA de la Vendée et de la Loire-Atlantique ont mené des actions devant les magasins Carrefour pour inciter les consommateurs à acheter leur viande bovine chez Système U. Elles veulent mettre la pression sur Carrefour pour qu’elle adhère à la charte « cœur de gamme ».

« Soutenez vos éleveurs, allez chez Système U. » C’est par ce slogan que les clients de magasins Carrefour étaient accueillis les 14 et 15 juin 2016 en Vendée et Loire-Atlantique. À travers cette nouvelle forme de communication, les éleveurs de bovins à viande veulent valoriser l’engagement de Super U sur le cœur de gamme, tout en mettant la pression sur Carrefour. « Quand on a déplié la banderole, le sourire des responsables du magasin s’est effacé et nous, on a ri pour une fois », s’amuse Mickaël Trichet, président de la section bovine de la FDSEA de la Loire-Atlantique.
« On a visé Carrefour car il joue sur leur “filière qualité Carrefour” alors que ça ne représente que 10 % des volumes, détaille-t-il. Il y a eu un dialogue courtois et viril. À un moment, il faudra que Carrefour affiche clairement sa politique, renchérit-il. Ce que fait Système U gêne Carrefour, la seule enseigne avec laquelle il n’existe aucun dialogue sur notre charte. »
Les coûts de production pour définir le prix

Le principe de la charte « cœur de gamme » est de proposer un produit entre l’entrée de gamme et le premium. La particularité est de baser le prix d’achat sur le coût de production. « L’avantage c’est qu’il n’y a pas négociations différentes en fonction des enseignes, les indicateurs sont les mêmes pour tout le monde », se réjouit Mickaël Trichet.
Le responsable syndical reste prudent. « Ce n’est pas le monde des Bisounours, il faudra faire un point d’étape avec Système U. » Cédric Mandin, responsable de la FNB en Vendée, est optimiste sur ce point : « Au début, ce n’était pas très clair, mais le directeur du département chez Super U a envoyé une consigne pour que tout le monde respecte la même charte. »
En attendant les premières évaluations du fonctionnement de la charte, Mickaël Trichet met en garde Carrefour : « Si ce type d’action ne suffit pas à faire avancer les choses, nous reviendrons avec les tracteurs et les bennes… »

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Bots et agents personnels – Microsoft rachète Wand Labs

Quelques jours après avoir officialisé l’acquisition de LinkedIn pour 26 milliards de dollars, Microsoft annonce un nouveau rachat : Wands Labs. La firme de Redmond ne précise pas cette fois le montant de la transaction.

Avec Wands Labs, Microsoft investit cette fois dans un éditeur d’applications mobiles de messagerie. Grâce à cette acquisition, le géant du logiciel souhaite renforcer sa technologie dans le domaine des bots dans le cadre de sa stratégie « conversation as a plateform ».
De l’expertise pour les bots et l’équipe Bing 

Sur son blog, Microsoft insiste ainsi sur « l’expertise de l’équipe Wand autour des ontologies sémantiques, du mapping de services, de l’intégration des développeurs tiers et des interfaces conversationnelles ».
Cette « expertise » sera mise au service des équipes plateforme et ingénierie de Bing, en particulier dans le secteur des agents intelligents et des bots de discussion. Microsoft a dévoilé ses ambitions dans ce domaine à l’occasion de la conférence Build 2016 de mars dernier.

L’éditeur veut ainsi offrir directement « l’intelligence » de Bing sous forme de bots et d’un framework de développement de bots. Une autre façon d’accroître l’usage de ses propres services, dont Skype, en s’interconnectant à d’autres services et applications.

Microsoft entend désormais se réserver l’exclusivité des compétences de Wands Labs. Sur son site, l’entreprise annonce en effet qu’elle fermera son service existant. Fondée en 2013, elle avait notamment lancé une app mobile de partage de musique, vidéos et localisations. Celle-ci a d’ores et déjà été retirée des boutiques d’applis Apple et Android.

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U et Casino sur la capsule Dolce Gusto


U et Casino sur la capsule Dolce Gusto
Après Nespresso, le système Nestlé Dolce Gusto aiguise à son tour les appétits des distributeurs. Casino et U tirent quasiment en même temps en sortant une offre de capsules compatibles MDD, avec l’aide de deux industriels qui proposent déjà une gamme à leur marque : l’Italien Bellucci (Casino) et le Suisse Delica Café (U), présent sur le créneau avec Café Royal.
Alors que le référent Dolce Gusto emballe ses capsules dans une boîte carton, les deux MDD signent une offre en sachets. Avec 10 capsules pour Casino, au prix unique de 2,09 €, et 16 chez U pour 2,95 € à 3,19 € selon la recette. Les deux enseignes ont en commun les références espresso, espresso intenso, capuccino et lungo.
Casino ajoute un grande, tandis que U se distingue avec un décaféiné, un viennois et un café au lait. Voilà qui devrait modifier la stratégie commerciale de Nestlé, très peu porté sur la promo sur ses capsules jusqu’alors.


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Auchan dépossédé des marques Simply et Simply Market 

Le tribunal de grande instance de Paris a prononcé l’annulation des marques Simply et Simply Market, au motif qu’elles étaient trop génériques et pas assez distinctives. Auchan fait appel.

Le jugement a été prononcé le 14 avril dernier (rendu public par le site village-justice.com), en réponse à une action intentée par… Auchan, qui doit aujourd’hui s’en mordre les doigts.
Le distributeur français, propriétaire des marques Simply et Simply Market, estimait que la MDD « Simply M&S » lancée par Marks and Spencer était une contrefaçon, les deux marques étant déposées au niveau européen. Mais les juges parisiens ont au contraire profité de cet examen pour mettre en pratique la « purge » des registres entamée par le droit communautaire.
Les marques Simply Market et Simply, déposées en 2005 et 2006, ne seraient en effet plus acceptables au regard des critères actuels, a estimé le tribunal.
Même anglais, les termes choisis sont aisément compréhensibles par les Français et vantent seulement une « simplicité » dont Auchan ne saurait se prévaloir au détriment de la concurrence.

« Quelle que soit la décision définitive, Auchan Retail ne sera pas empêché d’utiliser la marque et l’enseigne Simply Market », poursuit le distributeur. Mais si le jugement est confirmé, la marque ne sera plus protégée et donc librement utilisable aussi par des tiers.

Un moindre mal puisqu’Auchan, si le projet de rapprochement avec Système U est mené à bien, a de toute façon vocation à basculer tous ses supermarchés sous une enseigne U.
Cette jurisprudence, au passage, confirme la fragilité de la stratégie de « déconvergence » de Carrefour. Georges Plassat, peu désireux de voir la même enseigne placardée à tous les coins de rue, sur tous les formats, a entrepris de rebaptiser ses supermarchés Market, ses magasins de proximité Contact, City, etc.
Autant de termes génériques qui ne peuvent être protégés en tant que tels. Les seuls dépôts enregistrés par Carrefour sont des marques figuratives, assorties du logo Carrefour. Sur le papier, rien n’empêche un concurrent d’ouvrir ses propres supermarchés Market ou ses propres supérettes City.
Simply : une jurisprudence pleine de contradictions

En 2013 puis en 2015, l’office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO) avait déjà refusé à Auchan l’enregistrement de la marque Simply Express, au motif qu’elle n’était pas assez distinctive.
Ces dernières années, les contestations régulièrement déposées par le distributeur français contre les marques utilisant le mot « simply » ont été couronnées de succès divers.
En 2013, Auchan a été débouté par l’office européen de son action contre l’enseigne Simply Food de Marks and Spencer. Son recours en seconde instance a connu un sort identique en 2015.
En 2015, également, Auchan n’a pas obtenu gain de cause en Grande-Bretagne contre Tesco et sa MDD Simply.
En avril 2016, toutefois, pendant que le tribunal parisien rendait un jugement catastrophique pour Auchan, l’EUIPO donnait au contraire en partie raison au Français contre Lidl et sa MDD Simply au Royaume-Uni.
De même, en 2015, l’enregistrement de marque du glacier britannique Simply Ice Cream a été refusé au bénéfice d’Auchan. Et en 2013, c’est la Deutsche Bank qui a dû renoncer au dépôt de « simply buy the market ».

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