Sequana : l’improbable menace à 138 millions

Condamné à verser 138 millions de dollars à British American Tobacco, le papetier français va faire appel.

Alors qu’il traverse déjà une passe difficile, Sequana voit revenir planer au-dessus de sa tête un nuage noir qui le poursuit depuis plusieurs années. Vendredi soir, la justice britannique a condamné le papetier français à verser 138,4 millions de dollars (130 millions d’euros) au géant du tabac British American Tobacco (Lucky Strike, Dunhill…). Sequana a aussitôt décidé de faire appel de ce jugement, qui intervient après une première décision favorable à BAT en juillet. « Nous avons des arguments juridiques forts à faire valoir », indique le PDG, Pascal Lebard, dans un entretien téléphonique, insistant sur le fait que, l’appel étant suspensif, le groupe « ne doit rien payer aujourd’hui ».
Cela devrait repousser encore de douze à dix-huit mois l’issue de ce feuilleton dont la source remonte à… une rivière américaine. L’affaire est alambiquée. En 2010, après des années de contentieux, les Etats-Unis réclament à neuf fabricants de papier d’engager des travaux de dépollution de la Fox River (Wisconsin), contaminée par des rejets toxiques pendant plusieurs décennies. Parmi ceux-ci figure un producteur de papier carbone qui, au fil des rachats, s’est retrouvé dans le portefeuille de BAT, puis de Sequana, qui l’a lui-même revendu en 2009.
Potentiel coup dur

C’est cette société, Windward Prospect, chargée de régler la facture, qui est au coeur du litige : BAT, en tant que créancier de Windward, estime que Sequana n’avait pas suffisamment provisionné le risque lié à cette affaire au moment de vendre la société et l’accuse d’avoir perçu deux dividendes illicites de la part de celle-ci, en 2008 et 2009, pour un montant total de 578 millions d’euros – une somme qu’il veut récupérer. Des accusations que réfute le groupe français. La juge de la High Court de Londres chargée de ce litige ouvert depuis 2013 a considéré que le versement des dividendes était licite, mais, en vertu d’une spécificité de la loi britannique, a validé la demande de BAT portant sur le deuxième dividende versé en 2009 (de 135 millions d’euros).
Si ce jugement venait à être confirmé en appel, l’affaire porterait un coup aux finances de Sequana. Spécialisé dans la production de papier et la distribution d’emballages, il a publié une perte nette de 28 millions d’euros au premier semestre 2016. Son chiffre d’affaires annuel est par ailleurs attendu en recul par rapport aux 3,3 milliards de 2015. Après avoir cédé plusieurs actifs ces deux dernières années, il doit décider du sort de sa division dédiée au papier pour billets de banque d’ici à la fin du premier semestre.

Source

Les parfums Jean-Paul Gaultier mis en scène dans des coffrets pop up

  

Des décors en volume se cachent dans les coffrets en carton des fragrances Le Mâle et Classique de Jean-Paul Gaultier.

Lancés pour la fête des mères et la fête des pères, les coffrets en carton des parfums Jean-Paul Gaultier ont été particulièrement soignés.
Imaginés par les designers du groupe espagnol Puig détenteur des licences des parfums Jean-Paul Gaultier, ces deux coffrets en carton offrent de l’extérieur des graphismes s’inspirant de l’univers du couturier et une fois le rabat aimanté soulevé, ils déploient un décor en pop up.
  
La version homme et la version femme sont recouverts de papier polyester argent imprimé en quadrichromie, ce qui donne des reflets à l’impression couleur. Cette scène est composée de silhouettes, engrenages et autres motifs reprenant des codes graphiques du couturier. Ces pièces ont été imprimées, découpées au laser puis contrecollées par un système de pliage qui donne du volume à ce décor. Sous cette scène en 3D, se logent le parfum et le soin.

25 étapes manuelles d’assemblage

Puig a confié le dossier de fabrication de ces coffrets au groupe international spécialisé dans la réalisation d’emballages et d’accessoires promotionnels pour la cosmétique et les vins et spiritueux, Cosfibel Premium (56 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2014).

Cosfibel Premium explique : « Les multiples essais et les étapes de validation justifient une exigence commune de perfection et l’exact respect du cahier des charges, » explique Cosfibel Premium. La réalisation a nécessité la mise en place d’un process de fabrication « particulièrement pointu » et comprenant 25 étapes manuelles d’assemblage. 

   
Source

Le papetier Sappi va investir 25 millions en Europe

  

Le groupe papetier Sappi a annoncé un investissement de 25 millions d’euros en Europe pour la modernisation de ses usines.

La filiale Europe du fabricant de papier sud-africain Sappi vient d’annoncer un investissement de 25 millions d’euros courant 2016 pour la modernisation de ses usines. Cet investissement est destiné à améliorer les performances des machines à papier dans les usines de Lanaken en Belgique et de Kirkniemi en Finlande.

Il s’agit notamment de réduire la consommation énergétique, d’améliorer la qualité de la production et d’être plus compétitif. Les travaux devraient être terminés avant la fin de l’année.
« Ces investissements traduisent notre politique continue d’efficacité et de rentabilité », a commenté dans un communiqué Berry Wiersum, PDG de Sappi Europe. « Nous nous concentrons sur l’avenir, l’amélioration continue et nous saisissons les opportunités qui ont le plus de sens ».
Les trois machines à papier de Kirkniemi, à Lohja en Finlande, produisent chaque année 735 000 tonnes de papiers. À Lanaken en Belgique, les deux machines à papier produisent chaque année 510 000 tonnes de papier. Premier producteur européen de papier fin couché, Sappi destine notamment sa production aux magazines, livres et publicité imprimée.
Le groupe Sappi Limited, dont le siège est à Johannesburg en Afrique du Sud, emploie 12 800 employés et possède des sites de production dans sept pays à travers le monde et des bureaux de ventes dans cinquante pays.

Source 

La vitrine d’une marque de luxe se pare de magnifiques oeuvres papier

  

Une agence de création de Buenos Aires a montré comme promouvoir une marque prestigieuse sans utiliser le papier en tant que support pour les imprimés mais comme objet décoratif à part entière.

Le studio Estudio Guardabosques a créé un magnifique décor de vitrines qui met en valeur le support papier, pour la prestigieuse marque de luxe Hermès. 
  
Constitué par le couple Juan Elizade et Carolina Silvero, ce studio argentin de design et d’illustration s’est spécialisé dans les œuvres de papier. 

   
 
Pour la vitrine de novembre à décembre dernier, ils ont conçu un décor coloré et orginal en papier: « Cette année, le thème de la marque était « Le flâneur », explique le studio sur son site. Donc nous avons imaginé un personnage audacieux, avide d’expériences nouvelles et d’un peu d’aventure de science-fiction. Voilà pourquoi nous avons décidé de réinventer la scène classique de 20 000 lieues sous les mers, où le calmar géant attaque le sous-marin, avec un petit sous-marin jaune. » 

   
    
 
Source 

Favini lance deux nouveaux papiers aux composants étonnants

  

le papetier italien propose de nombreux papiers fabriqués à base de matériaux alternatifs. Les dernières nouveautés sont à base de raisin et de cuir.

Depuis plusieurs années, Favini a été cherché à développer l’utilisation des sous-produits industriels dans la fabrication du papier. Et les deux dernières innovations du papetier italien sont aussi surprenantes qu’intéressantes en terme d’application.
Le Crush Raisin, à base de raisin, parfait pour les étiquettes de vin

Le papetier vient de présenter du papier à base de vin, le Crush Raisin (ou Crush Uva). Ce nouveau support est conçu à partir des résidus de raisins utilisés pour la production de vins et spiritueux.

Crush est la gamme de papiers écologiques de Favini fabriquée à partir de résidus de procédés agro-industriels et lancée en 2012. Ces résidus remplacent jusqu’à 15 % la pulpe de bois. Le procédé de fabrication et le produit sont protégés par des brevets européens. Crush Raisin rejoint ainsi les papiers créés à base de maïs, de kiwi, d’olive, d’amande, de noisette, de café, de lavande, de cerise et d’agrumes (voir la vidéo pour la fabrication à partir d’orange).

Disponible dans une large gamme de grammages de 90 à 350, le Crush Raisin peut être utilisé pour de nombreuses applications comme des étiquettes résistant à l’humidité, des brochures, et des applications nécessitant un grammage plus élevé, comme les cartes de visite, les couvertures de magazine et l’emballage. Mais bien sûr, avec 15 % de raisins, Crush Raisin est tout indiqué pour les étiquettes de bouteilles de vin.
Le Remake, papier à base de cuir, un support luxe

Remake est un papier révolutionnaire fabriqué à partir de fibres qui résulte des procédés de travail en cuir.

Un quart des composants de Remake provient du cuir, 30 % de fibres recyclées et 45 % de fibres de cellulose vierges certifiées FSC. 

Les produits du cuir sont d’origine italienne et proviennent de cuirs tannés, sans utilisation de chrome et d’autres métaux. 


Ce support papier est donc recyclable et compostable à 100 %. 

Il permet une excellente impression et transformation, d’après le papetier. De plus, les résidus de cuirs sont visibles à la surface ce qui donne un rendu très intéressant et une douceur tactile et étonnamment lisse. Il est dédié à l’impression haut de gamme et l’emballage de luxe.

Source 

Nieppe: Jean Valli a fait une nouvelle proposition de reprise de Roto Alba France

  

La semaine dernière, nous annoncions que la proposition de reprise de l’imprimerie nieppoise par le groupe Valpaco avait été refusée par le tribunal de commerce. « Incompréhensible » selon le candidat Jean Valli, déjà propriétaire des trois rotatives du site, qui proposait une reprise d’activité rapide et une quarantaine d’emplois.

Il semblerait que le dossier soit en train de bouger. Jean Valli avait adressé, en dernier recours, un courrier au juge-commissaire et au président du tribunal de commerce pour expliquer son désarroi. Depuis, le liquidateur a repris contact avec lui. Jean Valli vient de faire une nouvelle proposition. Il a abandonné le principe de compensation qui avait conduit au refus de l’offre et a proposé un rachat pour 35 000 € (l’entreprise a été estimée à 300 000 €). Sa proposition devrait être étudiée mi-janvier par le tri

Source : La voix du Nord

Artic Paper ferme l’une de ses usines

fcad969725becfc3a040a8316c521861

Le groupe papetier dont le siège social n’a pas trouvé de repreneur pour le moment.

Artic Paper, spécialisé dans la fabrication de papier graphique fin supérieur pour l’édition, la publicité et la bureautique, fermera son usine allemande situé à Mochenwangen avant le 31 décembre 2015. Ce site emploie 190 personnes.

« Le plan d’amélioration de la rentabilité 2015/2016 d’Arctic Paper, arrive en cette fin d’année 2015 à une phase décisive, explique le groupe. Les négociations avec le Comité d’entreprise de l’usine d’Arctic Paper Mochenwangen ont été finalisées le dimanche 15 novembre par la décision d’arrêter la production fin décembre 2015. »

Parallèlement, le processus de vente d’Arctic Paper Mochenwangen continue par des négociations avec des acheteurs potentiels. Il se poursuivra en 2016.

Ces mesures permettront au groupe Arctic Paper, composé de trois autres usines – Arctic Paper Munkedals et Arctic Paper Grycksbo en Suède et Arctic Paper Kostrzyn en Pologne – de « concentrer ses efforts sur les produits rentables et sur la suite du plan d’amélioration de la rentabilité 2015/16 ».

En juillet dernier, le groupe avait annoncé rechercher un repreneur pour ce site et avait évoqué sa fermeture si aucun accord n’était trouvé.

Arctic Paper Mochenwangen a une capacité de production de 95 000 tonnes de papier et 55 000 de pâte mécanique. Avec ses quatre sites, le groupe, qui emploie environ 1600 personnes, peut produire 800 000 tonnes de papiers.

Source : http://www.graphiline.com/article/21894/artic-paper-ferme-l-une-de-usines

Négociations en cours pour le rachat de l’usine à papier de Walsum (Norske Skog)

Chaque année, l’usine de Walsum produit près de 205 000 tonnes de papier.

Norske Skog, deuxième producteur mondial de papier pour les magasines et journaux, serait actuellement en négociation avec l’entreprise allemande Niederauer Muehle pour la cession de son usine à papier située à Walsum en Allemagne, selon plusieurs médias allemands.

En juin dernier, le groupe norvégien avait annoncé la fermeture prochaine de l’usine qui emploie 275 personnes pour une capacité de production de 205 000 tonnes de papier par an. Le PDG de Norske Skog avait déclaré par le biais d’un communiqué que cette décision était la conséquence des mauvais résultats enregistrés par le site de production.

« L’usine de Walsum a récemment enregistré un flux de trésorerie négatif significatif, une tendance difficile à inverser en raison des coûts élevés de production. Au cours des dernières années, nous avons réalisé plusieurs programmes d’amélioration en ce qui concerne l’énergie, les matières premières, le nombre d’employés et le niveau de fonds de roulement sans atteindre la rentabilité », avait-il déclaré.

Plusieurs acheteurs potentiels s’étaient alors manifestés pour la reprise du site, mais c’est finalement l’entreprise Niederauer Muehle qui a obtenu l’exclusivité des négociations. Son objectif est de poursuivre l’activité du site et de maintenir l’emploi des salariés.

Fondée en 1831 Niederauer Muehle est une entreprise familiale qui était spécialisée dans la production de draps avant de se lancer dans le papier au milieu des années 1980. Elle emploie aujourd’hui 175 employés pour une production annuelle de 300 000 tonnes de papier.

Source : http://www.graphiline.com/article/21932/negociations-cours-rachat-de-l-usine-a-papier-de-walsum-norske-skog