Batman Lego dans un abribus parisienne ça donne quoi?

Warner met le paquet pour la sortie du film The LEGO Batman Movie… Et parmi les différentes opérations promotionnelles en place, on trouve trois abribus parisiens qui peuvent vous permettre d’obtenir un exemplaire du porte-clés Kiss Kiss Tuxedo Batman.

Les trois abribus en question sont situés au 38 avenue de l’Opéra, à Bastille (Arrêt de bus 86-87) et au 128 Rue de Rennes.

Il faut faire preuve d’adresse, c’est gratuit et il faudra probablement être patient et attendre son tour pour essayer d’attraper autre chose qu’une brique jaune ou noire avec cette machine de type UFO Catcher.
Le porte-clés en question est celui visible sur le polybag ci-dessous (sans le sachet).


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Heineken, Danone, Unilever, Henkel pourquoi ils communiquent sur les sites d’Auchan

La toute récente régie publicitaire d’Auchan, Imedia Center, a déjà testé de nombreux dispositifs sur ses sites marchands avec plusieurs marques de produits de grande consommation. Certaines d’entre elles sont venues apporter hier leur témoignage, chiffres à l’appui, auprès d’un parterre d’industriels. Zoom sur ces retours d’expérience.

Ce jeudi 26 janvier, la fine fleur des marques de grande consommation avait rendez-vous avec la régie publicitaire d’Auchan, Imedia Center. Parmi les auditeurs, les mastodontes du secteur ont répondu présents, parmi lesquels Nestlé, Mondelez, Coca-Cola, SCA (Nana, Demak up…) ou encore Moët-Hennessy. Tous sont loin d’être indifférents à ce phénomène récent des distributeurs qui montent leur propre régie (Carrefour, Auchan en 2016 et bientôt E. Leclerc). Mais quel est l’intérêt, pour ces fournisseurs, de se tourner vers ces nouveaux acteurs ? Pour les convaincre du bien-fondé de sa structure, la jeune régie pub d’Auchan, lancée en juin 2016 par Sandrine Clion, a fait venir plusieurs marques qui ont communiqué sur les sites du distributeur. Compte rendu de ces cas clients.

Heineken mise sur la periode de l’Euro pour faire bondir ses ventes en ligne

Si Heineken ne pouvait pas prétendre à un partenariat lors de l’Euro 2016, la griffe de bières voulait pour autant profiter de la compétition : « Pour nous, les mois de juin juillet et aout sont synonymes de pics de vente», explique Aurélie Chupin, responsable e-commerce chez Heineken. Au total ,21 pays étaient célébrés sur les packagings de la marque néerlandaise. Pour mettre en avant cette gamme éphémère, la griffe verte a communiqué sur le site drive d’Auchan : « Nous avons mis en place un dispositif intégré dans le site et dans le e-rayon boissons. Sous à théâtralisation à l’écran, des références et des articles Heineken étaient à la vente sur le même écran » détaille Karine Brana, directrice associée de Storetail. Un dispositif dont se réjouit la marque de bière : du 21 juin au 4 juillet, cette mise en avant a été vue 500 000 fois ; les ventes ont quant à elles été multipliées par 8,6 durant cette période sur le fond de rayon. 

SKIP ET SUN RHABILLENT LEUR E-RAYON

Les marques Skip et Sun, toutes deux dans le giron d’Unilever, ont imaginé avec Storetail un habillage du site drive en fonction des références disponibles dans chaque magasin Auchan. Avec un enjeu double : augmenter le panier moyen et générer des volumes de vente additionnels. Mission accomplie : en incluant le dispositif (en image ci-dessous) dans le parcours client en fonction de mots clés sélectionnés en amont et recherchés par l’internaute (« lessive », « produit vaisselle »…) et lors de la navigation dans ces catégories de produits, la campagne, qui a duré trois semaines, a permis d’écouler 13 fois plus de stocks. La conversion a quant à elle été multipliée par 1.8 (Les achats des foyers exposés ont été comparés avec ceux des foyers non exposés)

Dispositif Skip sur Auchan drive :


L’OPÉRATION SÉDUCTION D’EVIAN À DESTINATION DES JEUNES MAMANS
Pour développer les achats d’impulsion, Evian (groupe Danone) s’est appuyée sur une technologie développée par Storetail pour recréer en ligne les animations commerciales, que LSA vous détaille ici. Cette opération, menée du 19 octobre au 22 novembre 2016, a permis de bien identifier les jeunes mamans et de doubler leurs ventes sur ces bouteilles d’eau .
illustration de la mécanique déployée par Evian:


Jackpot pour Diadermine, qui parie sur des clients joueurs
Henkel a conduit une réflexion pour recommander les bonnes marques de cosmétiques en fonction du profil des consommateurs observé sur les sites d’Auchan. Le groupe a également élaboré un contenu éditorial pour la marque afin d’aider à l’activation des ventes. Mais l’aspect le plus original réside à la fin du parcours shopper. Ici, en fonction des références disponibles dans chaque point de vente, les clients se sont vus proposer un jeu alléchant sous réserve d’acheter un produit déterminé de la gamme Diadermine : Les clients ont eu le choix de participer à un jeu pour avoir une chance sur 50 de remporter leur panier de courses. La marque a travaillé sur ce sujet avec Lucky Cart, société spécialisée dans les promotions aléatoires.
Les chiffres attestent de la réussite de ce déploiement : en trois semaines 400 000 internautes ont visionné la campagne, qui a engendré des ventes multipliées par 5,65. La part de marché a augmenté de deux points sur la période P13 2016 (soit les trois dernières semaines) durant la campagne.
Visuel de la mécanique proposée par Diadermine: 


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Google travaillerait sur un smartphone Pixel plus abordable

iphone-et-pixel

En 2016, Google a créé la surprise en lançant les smartphones Pixel. Comme la firme de Moutain View doit en partie la popularité de son système d’exploitation Android aux constructeurs qui utilisent celui-ci (Samsung est le numéro un), on ne pensait pas qu’il pourrait lancer ses propres mobiles et devenir concurrent de ces entreprises.

Pourtant, c’est ce qu’il a fait. Le Pixel et le Pixel XL sont des smartphones haut de gamme de marque Google. Et d’après certaines sources, ils se vendraient même très bien.

Evidemment, les ventes de ces smartphones n’atteignent pas encore celles de Samsung ou Apple, surtout que les Pixel ne sont pour le moment pas disponibles dans le monde entier. Mais certains médias indiquent que l’offre aux Etats-Unis ne suffit plus pour satisfaire la demande.

On ne s’étonnera donc pas si la firme de Mountain View envisage déjà de sortir de nouveaux modèles. Et comme les rumeurs vont vite sur le web, quelques informations non-officielles sur les plans de Google sont déjà évoquées.

C’est le site web très spécialisé 9To5Google qui a dévoilé ces informations. D’après celui-ci, Google serait en train de concevoir le « Pixel 2 ». Il travaillerait en particulier sur des améliorations pour le capteur de photos, pour le processeur et il entendrait également rendre la seconde génération de smartphones waterproof.

Mais le plus intéressant est que Google aurait aussi des prototypes pour le « Pixel 2B ». Celui-ci pourrait arriver avec ou après le Pixel 2 et sa particularité serait qu’il ciblera a priori les marchés émergents.

A l’instar d’autres constructeurs, Google serait disposé à faire quelques concessions sur les caractéristiques afin de proposer quelque chose de plus abordable. Et avec un tel mobile, la firme de Moutain View entrerait dans un marché dominé par les constructeurs chinois comme Xiaomi.

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Marketing d’influence : Reech renforce son savoir-faire avec Adtrafic

  

Après avoir bouclé une levée de fonds, Reech, spécialiste du marketing d’influence, acquiert Adtrafic. C’est sa première opération de croissance externe.

La start-up dynamique Reech, éditeur d’une solution pour optimiser le marketing d’influence, vient de procéder à l’acquisition d’Adtrafic pour renforcer son expertise.
Le montant de la transaction n’est pas communiqué.

Signe particulier d’Adtrafic dont la création remonte à 2013 : cette petite agence, positionnée dans le native advertising (consistant à « intégrer la marque au centre des intérêts de lecture du client »), a notamment développé un algorithme permettant d’évaluer le prix d’un tweet.
C’est la première opération de croissance externe de Reech, fondée en septembre 2015 par Guillaume et Maxime Doki-Thonon, deux frères entrepreneurs qui avaient auparavant créé l’agence SEOh (agence de référencement revendue en 2014).
Ce rapprochement permet également de consolider la base d’influenceurs de Reech (plus de 3700 personnes identifiées dans ce sens susceptibles de toucher un grand nombre d’internautes via les réseaux sociaux).
« La solution Reech est aujourd’hui la seule à marcher sur ‘deux jambes’ techno et marketing », estime Guillaume Doki-Thonon, président de Reech que nous avons interviewé en vidéo lors de la dernière édition du France Digitale Day en 2015.
Le mois dernier, Reech a bouclé une première levée de fonds de 450 000 euros auprès de trois business angels experts du numérique : Catherine Barba (OMD Interactive, iFrance, Cashstore, PEPS Lab), Thierry de Passemar (iFrance, Meetic, Believe Digital), et Paul Biondi (Yahoo, DoubleClick, Adlink, Affili.net).

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« Le courrier papier a encore de beaux jours devant lui »

Récemment nommé Chief Digital Officer chez GroupM, filiale de l’agence WPP, Rob Norman revient sur le bilan de l’année 2015 et partage avec nous sa vision globale du marketing des médias.

Emarketing.fr : Quel bilan de l’année passée dressez-vous, et quelles sont vos perspectives pour 2016 ?

Rob Norman : La notion de stratégie omnicanale est désormais acquise par l’ensemble de nos clients. Dans l’industrie du retail, par exemple, les marques ont intégré la nécessité de travailler sur un même plan le service client, les ventes et l’e-commerce. Au-delà de cette approche, trois éléments resteront au coeur des préoccupations de toutes les directions marketing : la répartition des investissements, les processus métier et l’importance du contenu marketing.
Quelle place occupe la data, dans ce contexte ?

La collecte de données, et l’optimisation des stratégies métier qu’elle permet, est fondamentale. C’est un travail de long terme, qui nécessite que les médias affinent leurs audiences et déploient des unités de recherches sur différents marchés à travers le monde. C’est en étudiant l’ensemble des données détenues, ou louées, qu’ils pourront optimiser leurs méthodes de travail. Le partenariat initié par GroupM avec Kantar Media vise, d’ailleurs, à poursuivre dans cette voie. Les innovations technologiques nous offrent donc de remarquables perspectives, mais nous devons aussi investir dans les talents, notamment les ingénieurs.
Comment percevez-vous les nouvelles approches digitales telles que le retargeting ?

Ce qui est intéressant, avec le retargeting, c’est le changement de paradigme qu’il démontre, car on a souvent prédit la fin imminente des cookies, avec le développement des antispams et des pare-feu, et pourtant, ils sont toujours là ! Par ailleurs, malgré la forte hausse de la consommation du mobile, les desktops n’ont pas disparu. Il faut donc considérer la donnée selon la typologie des utilisateurs, mais aussi la nature du device utilisé. De cette façon, on sera à même de mieux définir les parcours d’achat, les expériences client et les méthodes de paiement pour enrichir les stratégies marketing. Bien sûr, ces schémas d’analyse doivent respecter les règles de confidentialité des utilisateurs.
Cela signifie-t-il la fin du courrier papier, selon vous ?

Le changement n’implique pas nécessairement de faire table rase du passé. La reprise de la distribution de catalogues aux États-Unis en est le parfait exemple. Les capacités de personnalisation du média papier séduisent de nombreuses marques comme Patagonia, Anthropologie ou encore Bloomingdale’s, et témoignent de sa complémentarité avec l’e-commerce. Pour le commerce de proximité, la distribution d’imprimés publicitaires reste, en outre, une véritable manne financière qu’il faut davantage valoriser. Nous avons tendance à oublier le rapport physique et concret offert par ce canal d’interaction, qui est cher aux consommateurs. Le courrier papier a encore de beaux jours devant lui.
La digitalisation du papier serait-elle, alors, une voie à suivre ?

Oui. Pour s’assurer du succès de leurs campagnes papier, les marques doivent être capables d’offrir des points d’entrée à leurs clients à partir d’informations collectées sur des médias digitaux comme Google et Facebook. Aujourd’hui, la technologie nous permet de collecter des données personnelles, nécessaires à la relation client, sur des supports dont les consommateurs sont familiers.
L’ouverture à l’international est-elle, selon vous, une garantie de succès ?

La France bénéfice d’un rayonnement exceptionnel sur le marché américain en matière de luxe et de cosmétique. Elle s’est forgé une réputation unique dans cette industrie, et les consommateurs étrangers y adhèrent. Cependant, tous les marchés ne se valent pas et une stratégie marketing déployée en France ne sera pas forcément pertinente à l’international. Par exemple, dans l’automobile, les attentes des clients sont bien différentes d’une culture à l’autre. Aux États-Unis, le marché de la berline est très concurrentiel et ne représente pas un segment moyen haut de gamme, contrairement à la France. Il faut garder en tête que nous sommes dans une industrie qui crée sa propre demande, et que se montrer créatif dans ses stratégies marketing fait la différence. Autre exemple avec le marché japonais. Ce pays reste difficile à appréhender, d’autant plus qu’il connaît un ralentissement économique, ces dernières années. La clé de la réussite passera par des stratégies sur le long terme et par un accompagnement local, afin de mieux appréhender sa culture et ses modes de consommation.

Interview croisée

Simone Sampieri, Directrice Marketing Grand Comptes Entreprises, La Poste

 

 » Dans un contexte d’abondance de l’offre média, tirée par le digital, la captation du client où qu’il soit, à toutes les étapes de son parcours et quel que soit le device qu’il utilise est l’un des principaux enjeux des annonceurs. Les nouvelles offres de La Poste de retargeting multicanal et de courrier connecté permettent de décupler l’impact des campagnes en captant l’attention du client ou du prospect quel que soit son mode d’interaction avec la marque, physique ou digital. Concrètement, grâce aux nouvelles technologies de reconnaissance de caractères, le mailing papier devient flashable et « connecté ». Le dialogue avec la marque, amorcé à la lecture du mailing, se prolonge et s’enrichit sur le web jusqu’à permettre la concrétisation potentielle de l’achat en ligne. Grâce aux nouveaux supports print « intelligents » le courrier devient un média de rebond multicanal sans couture, un drive to web puissant, en complément et en renfort du digital. « 

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Ikea engrange un bénéfice net de plus de 3,5 milliards d’euros

  

Durant l’année écoulée le géant du meuble Ikea a réalisé de solides performances, grâce à l’Allemagne, qui affiche une croissance record, et l’Europe du Sud, qui semble avoir surmonté la crise.

« Une année fantastique »

Durant son exercice 2015 – du 1er septembre 2014 jusqu’au 31 août 2015 – Ikea a réalisé un chiffre d’affaires global de 31,9 milliards d’euros, soit une hausse de 11,2% par rapport à l’année auparavant. Le bénéfice net s’est établi à 3,5 milliards d’euros, 5,5% de plus par rapport à l’exercice précédent. Y compris les revenus locatifs issus de ses activités dans les centres commerciaux, la totalité des revenus du groupe a atteint 32,7 milliards d’euros, soit une augmentation de 11,5%.

« Nous avons eu une année fantastique et avons beaucoup investi dans la durabilité, mais également dans l’amélioration de notre offre et une plus grande accessibilité », écrit le CEO Peter Agnefjäll dans le rapport annuel, qui vient d’être publié.

La croissance semble provenir principalement des magasins comparables, bien que les nouveaux points de vente et l’expansion online aient également largement contribué au résultat. La plupart des marchés affichent une croissance, avec « une croissance record pour Ikea Allemagne » et « une évolution positive en Europe du Sud ». L’Amérique du Nord continue à bien se porter, alors que le marché le plus récent d’Ikea, la Corée du Sud, « dépasse les attentes ».

771 millions de visiteurs

Cette croissance constante permet à Ikea de continuer à renforcer son activité clé « dans les magasins existants et dans de nouveaux moyens de rencontrer les clients en ligne, grâce à de nouveaux formats de magasins et des points de retrait et de commande », poursuit Peter Agnefjäll.

Actuellement Ikea compte 65 shopping centers et 328 magasins dans 28 pays. Chaque année le groupe accueille 771 millions de clients dans ses magasins physiques et 1,9 million de visiteurs online (+21%). Ces derniers dépensent environ 1 milliard d’euros dans les 15 pays où le groupe dispose d’un webshop. Ikea emploie 155.000 personnes, dont la plupart, 116.500 pour être précis, sont actifs dans le retail. A noter que près d’un manager sur deux (48%) est une femme.

En Belgique, où Ikea est présent depuis 1984, le groupe exploite six magasins – à Anderlecht, Arlon, Gand, Hognoul (près de Liège), Wilrijk (près d’Anvers) et Zaventem – et compte plus de 3.000 collaborateurs. D’ici peu deux nouveaux points de vente ouvriront leurs portes, à Hasselt et Mons.

Source : Retail/Detail

En quoi consiste le Data Lake ?


En quoi consiste le Data Lake ?

Si le concept de « big data » est aujourd’hui plutôt bien connu, un nouveau terme est récemment apparu, celui de « data lake », ou « lac de données » en français. Alors que les données étaient auparavant stockées dans des entrepôts (ou « datawarehouses »), elles pourraient maintenant l’être sous la forme de lacs. S’agit-il d’une révolution ou simplement d’une nouvelle mode qui passera aussi vite qu’elle est apparue ? Nous allons tenter ici d’expliquer le concept de « data lake » et de donner quelques exemples d’utilisation.

Un mode de stockage différent
La plupart du temps, les données d’une entreprise sont stockées dans des bases de données. Elles sont structurées et relationnelles, afin d’accueillir des données elles-mêmes structurées. Les informations sont organisées dans des tables, structurées en champs ou colonnes, avec des dimensions, des variables… Les données sont recueillies, formatées et structurées avant d’être stockées. Cette organisation a l’avantage de permettre une navigation simplifiée dans les données. L’inconvénient vient du coût élevé dès qu’il est nécessaire d’effectuer des modifications sur la structure de stockage. Les travaux peuvent être complexes, voire même impossibles à réaliser sans perte de données, et les ressources machines mobilisées peuvent représenter un coût certain. Les décisions initiales prises lors de la conception de la structure de stockage sont donc déterminantes et peuvent être lourdes de conséquences si l’organisation choisie n’est pas adaptée au final. Les bases de données classiques sont donc parfaitement adaptées à partir du moment où les traitements qui seront appliqués sont parfaitement connus, maîtrisés et n’évoluent que très peu, comme pour des applications de gestion financière par exemple.
Les entrepôts de données, ou « datawarehouse » sont apparus afin de stocker les données d’une entreprise de façon centralisée (et non plus dans un certain nombre de bases de données éclatées). La granularité maximum est conservée afin de stocker des données les plus détaillées possibles. De cette façon, il est possible de multiplier les façons dont les informations peuvent être recherchées et recoupées. La recherche d’une information va ici décider de la structure même, contrairement aux bases de données classiques dont la structure indique comment l’information pourra être retrouvée. Si ce mode de stockage est parfaitement adapté à des données relativement stables, structurées, qui n’évoluent pas ou très peu dans le temps, il ne convient absolument pas à des données aux structures hétérogènes comme celles pouvant être agrégées à partir de sites web ou de réseaux sociaux en tous genres.
Les entreprises traitent des volumes de données de plus en plus grands. C’est le « big data ». Mais ce qui est nouveau, c’est qu’elles doivent traiter des données non structurées, ou structurées différemment, et en extraire des informations pertinentes. C’est là qu’entre en jeu les lacs de données. Il s’agit de créer et de gérer un espace de stockage unique et centralisé pour toutes les données, qu’elles soient structurées (en provenance d’un ERP ou d’un CRM par exemple) ou non (en provenance de sites web, de mobiles, de réseaux sociaux…). Les données sont donc stockées ensemble, sans limite de formats, de quantité, tout en conservant la capacité de les analyser.

Fonctionnement d’un « data lake »

Contrairement à un « datawarehouse » où les données sont stockées verticalement, s’empilant les unes sur les autres dans une structure bien ordonnée, dans un « data lake », elles sont stockées horizontalement, toutes sur le même plan, sans structure. Il est donc question de stocker des données brutes, non transformées. Dans le cas d’un « data lake », c’est l’analyse des données lorsqu’elle est demandée, qui va décider de leur structure. Ce fonctionnement est particulièrement adapté au stockage de données dont on ignore à l’avance à quoi elles serviront exactement. Les données sont stockées sous la forme de fichiers distribués. Nous ne sommes donc plus en présence d’une base de données mais d’un système de gestion de fichiers. De cette façon, il n’y a aucune restriction en ce qui concerne les analyses que l’on souhaitera faire de ces données. Il peut s’agir de collecter des informations sur des habitudes de consommation afin d’anticiper des comportements ou de collecter des événements sur une chaîne de fabrication pour fiabiliser les processus. Les secteurs du marketing et des médias ont naturellement été les premiers intéressés par ces applications. Le revers de la médaille, c’est que chaque analyse risque de consommer beaucoup de ressources machines. C’est pourquoi la mise en place d’un « data lake » dans le cloud est sans doute la meilleure solution de façon à s’adapter facilement aux montées en charge et à optimiser les coûts, qui seraient sans nul doute astronomiques avec une solution classique d’informatique interne.
Un « data lake », pour quelle utilisation ?

Le « data lake » est réellement complémentaire au « datawarehouse » classique, qui reste la solution la plus adaptée pour des données structurées subissant des analyses répétitives. Dès lors que l’on ne connaît pas à priori l’utilisation qui sera faite des données, un « data lake » sera beaucoup plus adapté.