Comment élaborer une réunion d’équipe constructive

  

La reunion d’équipe a un objectif double : l’efficacité par l’information et la consolidation du groupe par la concertation, sachant que les 2 notions sont interdépendantes. Il est donc primordial d’accorder toute son importance à cet espace et de l’utiliser de manière stratégique.

La perception de la réunion

Notons que la réunion est un outil de travail indispensable, et non une option ou même une « corvée » comme cela peut être vécu par certains managers ou employés. Si la vision de se rassembler autour d’une table est celle d’un moment infructueux, devant seulement répondre à une sorte de « coutume » qui se veut longue et interminable, c’est tout simplement que les bons ingrédients ne sont pas présents.
La réunion est l’espace permettant au manager de mettre en évidence les actions à mener et de permettre à chaque protagoniste de saisir son propre rôle. Mais pas seulement. Elle permettra au manager de démontrer son sens de l’organisation, de l’analyse, et de réaffirmer sa philosophie. Dans « démontrer », n’entendons pas « se justifier », mais plutôt « donner l’exemple ». Travailler son intervention dans le fond et dans la forme en amont est nécessaire.
Une méthodologie à suivre

Classifier les sujets à aborder au sein d’une organisation est le premier point à mettre en œuvre : c’est ce qui se nomme « la structure ». Quoiqu’il se passe durant la réunion en termes d’intervention et de temps de parole, cette structure sera le fil conducteur.
Il est intéressant de lui définir une chronologie de 3 niveaux :

– les sujets urgents ou prioritaires

– les sujets à traiter

– les sujets secondaires.
Par exemple, dans le cadre de réunions hebdomadaires, les sujets secondaires non abordés deviendront des sujets à traiter la semaine suivante ; et les sujets à traiter non abordés, eux, deviendront les sujets prioritaires. Cette méthode permet de mettre le temps au service du manager, et non l’inverse. « Courir après le temps » lors d’échanges engendre incessamment le même résultat : amoindrir l’importance de la fin de réunion. Alors que ce moment est en réalité le plus important.

Chaque séance doit être défini par un cadre : 

– une introduction qui laisse place à l’humain, à la considération d’autrui, à la présentation des sujets qui seront abordés dans une chronologie préalablement réfléchie
– une ponctuation des temps en indiquant chaque sujet abordé et en proposant une brève explication pour les introduire un à un, puis les clôturer par des décisions et mises en œuvres pour appliquer ces décisions

– une pause de 5 à 10 minutes au-delà d’une heure et demie de réunion

– une conclusion qui devra reprendre les points abordés et surtout l’ensemble des décisions prises

– éventuellement, une ouverture sur la prochaine séance en indiquant le lieu et la date.
Ce sont ces repères qui rendent les échanges rythmés, intéressants, et qui donnent du sens à la réunion ; ce qui favorisera une réelle efficacité en terme de prise de décisions, et qui alimentera un intérêt général pour ces temps de réflexion.
Quelques astuces pour fédérer un groupe

Le lieu choisi, le look, le langage utilisé et la posture du manager seront des éléments qui détermineront l’atmosphère, et par ce biais, la productivité de la séance.
La réunion est l’occasion pour le manager de réaffirmer sa vision du travail, et sa philosophie dans laquelle il est important que l’équipe s’inscrive pour assurer une cohésion de groupe. Il s’agit de définir des valeurs communes en termes d’état d’esprit et de vocabulaire, de les incarner et de les utiliser pour parler le même langage et parvenir à un résultat commun où chacun aura son rôle. Unifier ou fédérer un groupe est une tâche qui revient au manager, la réunion étant l’espace idéal pour asseoir sa stratégie.
Pour ce faire, il est bon de suivre quelques règles simples :

– le manager est toujours garant du déroulement de la séance

– chacun doit être invité à prendre la parole, ce qui permet au manager d’écouter, d’évaluer son équipe et d’alimenter sa future décision

– les technicités et les spécificités du parcours de chaque collaborateur doivent être mises en avant pour que chaque rôle possède sa place dans le processus de décision, et que les tâches soient bien déléguées

– le caractère positif et la notion de « gagnant-gagnant » seront à installer dans les échanges, afin qu’ils deviennent des réflexes

– une prise de décision doit immanquablement clore un sujet abordé, ce qui est synonyme d’efficacité, même si la décision peut-être une forme de « test » et être soumise à évaluation, puis adaptation si besoin.
La réunion est un outil formidable qui est le point de rencontre entre la réflexion et l’action, l’humain et la technique professionnelle, le partage et l’écoute. Conduire une séance demande donc une forme de stratégie. Néanmoins, un sens auto-analytique du manager est indispensable afin d’en améliorer sans cesse les concepts et rendre ainsi la réunion d’équipe immanquablement constructive.

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Kapp Graphic (27) investit dans une plieuse grand format

  

Kapp Graphic s’est équipé d’une plieuse 12 poches pour la réalisation de dépliants, cartes pliées, posters, affiches ou cartes routières.

L’imprimerie Kapp Graphic, installée à Evreux dans l’Eure (27), a fait récemment l’acquisition d’une plieuse 12 poches en ligne pour compléter ses moyens en impression grand format. « L’objectif c’est de pouvoir façonner tout ce qui est dépliants, cartes pliées, posters, affiches, cartes routières », explique Christian Devambez, dirigeant de Kapp Graphic.

Il s’agit d’une plieuse Heidelberg Sthal TH 82, 82×128, 12 plis accordéons + 2 plis roulés travers en fin de pliage (cassure) qui appartenait au façonnier La Brochure Industrielle avant sa fermeture en décembre dernier.
Cette nouvelle acquisition vient compléter un parc machine composé d’une presse offset Heidelberg 120×160 4 couleurs, d’une KBA 120×160 5 couleurs, d’une Komori 70×102 5 couleurs, d’une pelliculeuse 120×160, et d’une vernisseuse UV 120×160.
Spécialisé dans les beaux livres brochés et reliés, l’impression sur carton jusqu’à 500 gr/m2 et les gros tirages en offset feuille, Kapp Graphic emploie 27 personnes pour un chiffre d’affaires de 4,5 millions d’euros. Reprise par Christian Devambez en 2009, l’entreprise est associée aux imprimeries Lescure Théol (27) et Soregraph (92).

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Loire Offset Titoulet mise sur les manuels scolaires

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La forte hausse des commandes de nouveaux ouvrages destinés aux écoliers apporte une bouffée d’oxygène à l’imprimerie de Saint-Etienne, de 170 salariés, placée en redressement judiciaire.

Pour les plus gros imprimeurs stéphanois, 2016 s’inscrit malheureusement dans le prolongement des précédentes, marquées par la mise en redressement judiciaire de l’activité imprimerie d’XL Group, en octobre dernier, ainsi que la liquidation du rotativiste IGPM voici trois ans. La semaine dernière, c’est Loire Offset Titoulet – un des deux principaux imprimeurs du département, avec Chirat – qui a été placé en redressement judiciaire, avec une période d’observation de six mois et la désignation d’un administrateur judiciaire, par le tribunal de commerce de Saint-Etienne. Le 10 février, au lendemain du constat d’échec d’une procédure de conciliation engagée depuis six mois, l’entreprise s’est déclarée en cessation de paiement. Un état que le tribunal a fait remonter rétroactivement au 1erseptembre 2015.

Les actionnaires de l’entreprise (familles Reymondier et Titoulet) sont décidés à mettre sur pied un plan de continuation en vue de la sortie de la procédure collective de l’entreprise de 170 salariés. Philippe Reymondier et Patrick Titoulet, respectivement président du conseil de surveillance et président du directoire, ne sont « pas opposés à l’entrée au capital de nouveaux actionnaires », selon le directeur général, Pierre Mougne, qui ajoute que « l’imprimerie est un secteur qui a du mal à attirer des investisseurs ».

25 M€ d’investissements

La direction de l’entreprise indique avoir subi en 2015 un coup d’arrêt brusque sur deux de ses segments de marchés, certes minoritaires : l’affiche et l’agenda personnalisé. Ce qui n’a pas été le cas pour la plus grosse partie de son activité constituée par les beaux livres, l’édition courante, les catalogues et revues. Globalement ses ventes ont été en léger recul, à 20,6 M€. Et cela ne lui a pas permis de respecter les échéances des remboursements des très gros investissements engagés ces dernières années. Quelque 25 M€, dont une dizaine de millions liés à la construction d’un nouveau site de production de 21 000 m2, le reste provenant de l’acquisition de nouveaux équipements. Parmi ceux-ci figure une rotative KBA de 48 pages, d’un coût de 7 M€, mise en service courant 2013. « Nous ne regrettons pas cette acquisition. Il a fallu du temps pour la mettre au point et la positionner commercialement, mais le chiffre d’affaires qu’elle génère est en forte progression, commente Pierre Mougne. Elle imprime très bien du magazine haut de gamme, mais aussi des brochures catalogues et livres. Avec un point fort pour les petits tirages à forte pagination, au-delà de 400 pages. »

Si l’entreprise doit trouver une solution avec les crédits bailleurs auprès desquels elle s’est endettée pour ses investissements, elle a fait le choix de se désendetter vis-à-vis de ses fournisseurs, au détriment de sa trésorerie. Elle va devoir engager une réorganisation, avec des économies de fonctionnement réduisant ses charges tout en conservant au maximum ses capacités de production. Parmi les points positifs pour Loire Offset Titoulet, qui évolue dans un secteur qui souffre, figure la forte hausse des commandes des éditeurs scolaires sur 2016 et 2017. La fabrication des manuels et des ouvrages parascolaires, qu’elle réalise pour la plupart de la douzaine d’acteurs français, représente un tiers de ses ventes. Et le chiffre d’affaires qu’elle représente devrait croître de 50 % sur l’année en cours.

 

Les éditions scolaires en effervescence

La réforme des programmes scolaires applicable à la rentrée 2016 dans les écoles primaires et les collèges concerne neuf niveaux, de la classe préparatoire à celle de troisième. Officialisée seulement en novembre dernier, elle provoque une grande effervescence chez les éditeurs qui vont devoir faire fabriquer entre 25 et 30 millions d’ouvrages. Outre les prix contraints, l’effet de saturation que cela entraîne sur les outils de production répondant aux exigences de qualité requises, dirige la plus grosse partie des commandes chez des imprimeurs étrangers. Notamment en Italie et en Espagne.

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Va-t-on trop loin dans le domaine des objets connectés ?

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L’ère du numérique a-t-il véhiculé des facilités qui ont transformé la vie du consommateur ou s’agit-il plutôt d’objets peu utiles et qui ne peuvent profiter qu’aux entreprises qui le commercialisent ? Dans quelles mesures peut-on dire que le domaine des objets connectés va trop loin ?

Des objets connectés de plus en plus inutiles ?

Même si au départ les objets connectés avaient pour but de faciliter le quotidien, ils deviennent aujourd’hui de plus en plus en plus inutiles. Du moins, un grand nombre d’entre eux. Avec la folie du high-tech, certaines entreprises proposent désormais des produits qui ne servent a priori pas à grand-chose :

-le bracelet Pavlok qui vous électrocute pour vous réveiller le matin
-la ceinture régime Belty qui vous dit si votre ventre a augmenté de volume pendant la prise de repas. L’application vous conseille même de faire du sport.
-la cravate QR code qui permet d’avoir des informations sur son porteur : une sorte de carte visite que vous portez autour du cou.
-Le dévidoir à papier toilette RollScout qui vous alerte lorsque celui-ci est vide. Comme si jeter un coup d’œil ne suffisait pas !
-La litière Tailio qui vous permet de peser les excréments de votre chat et de connaître sa fréquence d’utilisation.

La liste est longue… La commercialisation de ces objets connectés prouve alors que les entreprises en font un réel business lucratif. Cisco affirme que plus de 99.4% des objets connectables ne sont pas encore connectés. Ainsi, du point de vue des entreprises, ce marché a bien de l’avenir devant lui. Mais du point de vue consommateur, encore faut-il que ces produits apportent réellement une valeur ajoutée.

Des questions sur les aspects de sécurité

Par ailleurs, l’autre problème posé par les objets connectés concerne la sécurité, qui devient un enjeu sérieux pour les concepteurs informatiques. Malgré la difficulté, il reste aujourd’hui possible d’imaginer une utilisation plus sécuritaire des objets connectés dont on ne peut plus se défaire :

-un usage intelligent et réfléchi des objets connectés : Un consommateur intelligent doit mettre un mot de passe pour toute application qu’il télécharge. Les risques ne sont pas nuls. Mais disons qu’une telle « serrure » pourrait dissuader certaines intrusions.

-le recours systématique à un logiciel de sécurité : L’antivirus n’est pas uniquement destiné aux ordinateurs. Chaque objet connecté doit être accompagné d’un système sécuritaire qui lui garantit une immunité contre les attaques malveillantes.

Xerfi, leader des études sectorielles, atteste que le marché des objets connectés pourrait facilement atteindre en France les 500 millions d’euros en 2016. Cette estimation n’est pas aussi étonnante surtout si l’on observe l’intérêt voué aux Smartphones, tablettes et autres appareils mobiles… De son côté, le géant américain Cisco affirme que d’ici 2020, il y aura plus de 50 milliards d’objets connectés. Encore faut-il que ces produits soient réellement utiles pour notre quotidien sans constituer une menace pour notre vie privée. Seul l’avenir nous le dira !

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Nespresso présente Prodigio, sa première machine à café connectée

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Montres connectées, équipements sportifs, maison… L’Internet des objets envahit petit à petit le quotidien des consommateurs, et même leurs petits déjeuners ! Nespresso a dévoilé, en février 2016, Prodigio, sa toute première machine à café connectée. Liée au smartphone de l’utilisateur via une connexion Bluetooth, elle permet de préparer automatiquement un café à distance d’un simple clic. Prodigio, qui s’accompagne de l’application Nespresso, permet aussi d’être alerté quand le stock de capsules est presque terminé, de recevoir une notification lorsque le moment du détartrage est venu, ou encore de commander des capsules. Avec sa nouvelle Nespresso, la marque entend enrichir l’expérience de ses utilisateurs : « Nous aimons créer la surprise pour le plus grand bonheur des membres de notre Club, et Prodigio leur offre justement un moyen unique et intégré d’accéder aux services Nespresso » a précisé Claire Cloatre-Vinzant, directrice marketing des machines Nespresso dans un communiqué de la marque. Elle a ajouté que « l’innovation et l’aspect pratique représentent deux éléments fondamentaux dans l’activité de Nespresso ».

La machine connectée disponible en version simple et en version « Milk »

Nespresso a choisi de sortir sa nouvelle machine à café connectée en deux versions : Prodigio, et Prodigio&Milk. La seconde est destinée aux amateurs de recettes à base de lait grâce à l’émulsionneur Aeroccino3. Elles se déclinent en deux coloris, Titan et Argent et permettent de préparer trois longueurs de tasses différentes, Ristretto, Espresso, et Lungo. La gamme Prodigio sera disponible dès avril 2016, à 199 euros pour Prodigio et 249 euros pour Prodigio&Milk.

Les fonctionnalités de Prodigio :

  • Commande de capsules
  • Préparation automatique à tout moment
  • Extinction automatique
  • Rappels détartrage et commande du kit de détartrage
  • Alerte quand le bac de capsules usagées est plein
  • Alerte quand le réservoir d’eau est vide
  • Alertes d’erreur et d’entretien

La Prodigio en images :

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Spotify bascule dans le cloud de Google

  

Les plus de 75 millions d’utilisateurs actuels de Spotify passeront par la plateforme de cloud de Google. Un plan de migration de 18 mois qui a déjà été testé pour près de 250 000 utilisateurs du service de musique en streaming. Spotify revendique un accès à plus de 30 millions de titres et l’hébergement de plus de 2 milliards de playlists.

Google-Cloud-Platform Jusqu’à présent, Spotify gérait lui-même ses propres serveurs au travers de plusieurs fournisseurs et centres de données. Amazon avait par ailleurs publié une étude de cas sur Spotify en rapport avec les services de cloud computing Amazon Web Services. Manifestement, la société suédoise n’a pas opté pour extension avec AWS.
 » Les produits de Spotify sont exécutés sur une multitude de minuscules microservices dont plusieurs ont maintenant été déplacés de centres de données locaux dans le cloud de Google en utilisant Cloud Storage, Compute Engine et autres « , écrit Google.
Pour le stockage, Spotify implémente Google Cloud Datastore et Google Cloud Bigtable, et déploie également des services tels que Direct Peering, Cloud VPN et Cloud Router pour le transfert de pétaoctets de données. Le traitement des données va aussi s’appuyer sur des outils de Google.
Cette migration de Spotify est assurément une belle vitrine pour la plateforme de cloud de Google face à des concurrents comme Microsoft Azure et Amazon Web Services. L’annonce tombe alors que Netflix vient d’achever sa migration vers Amazon Web Services. Depuis le mois dernier, Spotify propose sur Android et iOS de la vidéo (aux USA, Royaume-Uni, Allemagne et Suède).

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Le papetier Sappi va investir 25 millions en Europe

  

Le groupe papetier Sappi a annoncé un investissement de 25 millions d’euros en Europe pour la modernisation de ses usines.

La filiale Europe du fabricant de papier sud-africain Sappi vient d’annoncer un investissement de 25 millions d’euros courant 2016 pour la modernisation de ses usines. Cet investissement est destiné à améliorer les performances des machines à papier dans les usines de Lanaken en Belgique et de Kirkniemi en Finlande.

Il s’agit notamment de réduire la consommation énergétique, d’améliorer la qualité de la production et d’être plus compétitif. Les travaux devraient être terminés avant la fin de l’année.
« Ces investissements traduisent notre politique continue d’efficacité et de rentabilité », a commenté dans un communiqué Berry Wiersum, PDG de Sappi Europe. « Nous nous concentrons sur l’avenir, l’amélioration continue et nous saisissons les opportunités qui ont le plus de sens ».
Les trois machines à papier de Kirkniemi, à Lohja en Finlande, produisent chaque année 735 000 tonnes de papiers. À Lanaken en Belgique, les deux machines à papier produisent chaque année 510 000 tonnes de papier. Premier producteur européen de papier fin couché, Sappi destine notamment sa production aux magazines, livres et publicité imprimée.
Le groupe Sappi Limited, dont le siège est à Johannesburg en Afrique du Sud, emploie 12 800 employés et possède des sites de production dans sept pays à travers le monde et des bureaux de ventes dans cinquante pays.

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Le manager français écoute, mais n’entend pas

  

Un peu trop sûrs d’eux les managers français ? Convaincus de leurs nombreux atouts, ils sont parfois en décalage avec les attentes de leurs équipes. Selon une nouvelle étude* publiée par Cadremploi et le cabinet de recrutement Michael Page, quand les premiers s’estiment responsabilisants (68 %) et communicatifs (58 %), une large majorité de leurs collaborateurs (60 %) a l’impression de ne pas être entendue. Si pour une majorité des deux côtés la relation est jugée satisfaisante, il reste donc pour les managers quelques points à perfectionner.

Le manager idéal selon ses salariés

Les collaborateurs ont bien une petite idée des compétences qui feraient un manager parfait : il sait déléguer et faire confiance (32 %), définir clairement les objectifs et les missions (32 %) et surtout trancher (25 %). Pour l’instant, les salariés perçoivent plutôt le poids de la hiérarchie. L’un des premiers adjectifs avec lequel ils qualifient leur n+1, c’est directif (38 %) et 29 % les voient même autoritaires. Il faut dire que de leur côté, les managers attendent de leurs collaborateurs un niveau d’exigence accru, plus d’investissement et une montée en compétences.
La fonction de manager est critiquée, mais contre toute attente enviée : 84 % des managers actuels ont choisi de l’être et 75 % des non encadrants souhaitent accéder à ce rôle dans les trois prochaines années. S’ils y arrivent, il faut espérer qu’ils n’oublient pas trop vite les critiques qu’ils formulent aujourd’hui.

  
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L’Église a-t-elle (ré) inventé le marketing ?

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Pour l’évêque de Bologne, Jésus a été le premier à forger les concepts du marketing, il y a 2000 ans. Voyons pourquoi il y a du vrai dans cette affirmation. Par Benoit Heilbrunn, Professeur de marketing, ESCP Europe

« Si notre porte est grande ouverte, c’est aussi grâce à vous », nous dit un prêtre hospitalier sur le seuil d’une Église dans le cadre de la récente campagne pour le denier du culte du diocèse de Paris. Mais, finalement, quelle marque d’enseigne ne pourrait tenir ce discours ? Et, pour aller droit au but: quelle différence peut-on raisonnablement faire entre l’Église et une marque ? A cette question d’envergure, un chef de publicité italien a répondu de façon magistrale dans un ouvrage qui a fait le tour du monde mais n’a pas trouvé le moindre écho en France : Jésus lave plus blanc.

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(Couverture de « Jésus lave plus blanc », de Bruno Ballardini, Editions Liana Levi, 2006.)

Cet ouvrage, qui est plutôt solidement argumenté et n’a rien du pamphlet stérile, semble avoir été inspiré par les propos tenus par l’évêque de Bologne, Mgr Ernesto Vecchi, le 2 octobre 1997 dans un entretien. Au journaliste qui lui demandait si l’Église catholique avait pris récemment des cours de marketing, le prélat lui aurait ainsi répondu :

« Vous plaisantez ! L’Église peut en donner, des leçons en la matière… Le marketing ? C’est Jésus qui l’a forgé il y a deux mille ans ».

D’où, évidemment, le titre provocateur de l’ouvrage…

Dans cet ouvrage, qui est sorti en France il y a tout juste dix ans, Bruno Ballardini ne se contente pas de nous rappeler que le crucifix peut être considéré comme le premier logo, et que le système des indulgences ressemble à s’y méprendre à ce que l’on appellerait aujourd’hui le marketing relationnel. Préfacé par Jérôme Prieur -notamment co-auteur de Corpus Christi et des Origines du christianisme -, pouvait-on envisager meilleure caution ?

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(Campagne pour le denier du culte par le diocèses de Normandie 2014.)

L’ouvrage nous montre de façon plutôt convaincante que les marketers ne feraient que recycler les méthodes et codes de l’héritage judéo-chrétien. Bon connaisseur de l’histoire de l’Église, l’auteur explique comment elle a mis au point les fondements du marketing : un logo reconnaissable entre tous, le fait de s’appuyer sur des images, des points de vente aux quatre coins de la planète (les églises), des campagnes de publicité savamment orchestrées à partir de la maison-mère (la basilique Saint-Pierre de Rome), un directeur général admiré (le pape), etc.

Dette et culpabilité comme insight

Mais pourquoi peut-on légitimement penser que l’Église a mis au point toutes les techniques du marketing ? Pour commencer, le marketing s’appuie sur ce qu’on appelle des insights consommateurs qui expriment un problème rencontré par les individus dans un univers de produits. Les marques de fast fashion comme H&M ou Zara s’appuient par exemple invariablement sur cet insight universel qui agite la plupart des femmes le matin lorsqu’elles murmurent devant une armoire qui regorge de vêtements « j’ai l’impression que je n’ai rien à me mettre »… Selon Ballardini, l’Église aurait fondé son insight sur le sentiment de dette en y associant le sentiment de culpabilité. Un virus contagieux qui a toujours représenté un puissant facteur de cohésion sociale.

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(Campgne du diocese de Bayonne en 2012.)

Comment le marketing aurait-il pu en effet négliger un tel sentiment dont Jean Delumeau a montré qu’il avait modelé notre civilisation ? Et c’est là que Saint Paul apparaît comme un orchestrateur magistral. Celui que Balardini considère comme le premier chef de produit de la multinationale, articula un dispositif de persuasion en deux temps (p. 17). Dans le premier, il a réussi à s’approprier le potentiel culpabilisant de ce mythe. Nous aurions perdu l’Éden parce que nous descendons du premier pécheur, chassé dès lors du Paradis. Donc nous serions par un effet de descendance aussi des pécheurs (Épître aux Romains 5, 12).

Dans le second temps de sa stratégie de communication, il est parvenu à associer de façon indissoluble cet incident originel au rachat du péché originel par le sacrifice de Jésus (Épître aux Romains 5, 19 ; première épître aux Corinthiens 15, 22). C’est ce passage fondamental qui allait déclencher le sentiment de culpabilité de la cible, sentiment sur dont tous la plupart des marchés de biens de consommation ont fait leur beurre. Comme le montre encore Ballardini, cet épisode est un cas exemplaire justifiant la mort de l’adepte comme « preuve » de l’excellence de la marque, de la bonne foi de ses représentants, et insinue en définitive la nécessité d’y répondre par une foi illimitée et inconditionnelle, comme dans un terrible potlatch – forme ritualisée d’échange en usage dans les sociétés dites primitives selon laquelle qui reçoit un don doit faire un retour un don encore plus important- encore plus grand.

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(Campagne pour le denier du culte par le diocèse de Nancy en 2010.)

Un bon insight permet de construire une belle promesse de marque, qui est en l’occurrence l’unicité de Dieu – si l’on se souvient de ce que Dieu dit à Moïse sur le mont Sinaï – par opposition aux religions païennes de l’Antiquité qui s’empruntaient mutuellement des divinités ?

Saint Paul et l’univers de la marque

Ce qui n’est pas sans nous rappeler que toute grande marque évacue par définition l’idée même de concurrence en proposant un univers totalisant. Mais comment s’approprier cette unicité pour donner vie à une nouvelle marque ? Doté d’un produit, certes excellent, il fallait le brander. Paul a donc compris que c’est en définitive la marque qui joue un rôle décisif dans la médiation des valeurs auprès du public. Comme le montre Ballardini (p. 23), l’action de Paul consista à mettre en relation un produit qui était en apparence semblable aux autres, avec la garantie fournie par son premier testimonial, Jésus. Un testimonial d’autant plus crédible qu’il se présentait comme faisant partie intégrante du produit, dont il avait démontré l’efficacité au moyen d’une démonstration à la fois tangible et réaliste.

D’où il s’ensuivit une garantie de cette unicité par une très longue chaîne de testimonials : les évangélistes, les pères de l’Église, les papes, les saints se renvoyant les uns aux autres en se citant mutuellement. Le testimonial est d’ailleurs devenu lui-même un produit marketing ; L’Église redessinant pour se faire le visage du Sauveur, sa chevelure, et jusqu’à la couleur de sa peau pour en faire un bel Européen à la peau blanche et aux cheveux blonds, image qui ne correspond évidemment pas à la reconstitution qui vient d’être faite véritable visage de Jésus.

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(Campagne pour le denier du culte en Lorraine.)

Il est donc possible de parler d’un marketing mix de l’Église qui s’appuie sur un un core business qui est la Parole et ses dérivés (le salut éternel), un produit unique, expression d’un Dieu unique et un service qui consiste à interpréter le produit en fonction du public et constitue une sorte d’exclusivité de la marque. La valorisation de ce couple produit/service s’appuie sur un régime de compétence qu’autorise l’infaillibilité du pape fondée sur la parole écrite (le fameux Edit de Constantin datant de 313), une communication de la Parole divine à travers toutes les activités de l’Eglise mais aussi une crédibilité dérivant du lien direct de avec Dieu.

L’Église a également compris que le point de vente n’est pas qu’un simple rouage dans le système distributif : c’est un facteur d’agrégation et de fidélisation, un lieu de communication dans lequel il est nécessaire de revenir et qu’il faut absolument faire vivre avec des animations interactives pour garantir une efficacité maximale et notamment des cérémonies de dégustation fortement ritualisées qui permettent le partage de la Parole. Un aspect fondamental de la ritualité fondée par l’Église est celui du sacrifice. D’où un lien évident entre le fait de se rendre à l’Église et celui de faire du shopping, si l’on accepte l’idée que la consommation s’enracine dans l’idée de sacrifice. C’est d’ailleurs la théorie de Daniel Miller, représentant parmi les plus illustres des études sur la culture matérielle (tel qu’il l’illustre notamment dans son ouvrage A Theory of Shopping, 1998). Si nous considérons le shopping du point de vue des dynamiques des relations sociales, s’ensuit une ressemblance simple mais fondamentale entre le shopping et le sacrifice. En effet :

La finalité du sacrifice est de construire la divinité comme le sujet qui demande. La signification de la fumée qui monte vers la divinité est la confirmation du fait qu’il existe en réalité une divinité qui désire être nourrie de cette façon.

Or le motif du shopping est identique, à savoir la construction de l’autre comme un sujet qui s’attend à quelque chose. « Ce que le shopping se propose n’est pas tant l’achat de choses que les personnes désirent, mais de tenter d’entrer en relation avec des sujets qui demandent des choses », nous rappelle Daniel Miller. Le sacrifice se fondait justement sur des rites conçus pour transformer la consommation en dévotion, créant ainsi des sujets désirants en attente de quelque chose. C’est pourquoi le sacrifice qui permet de laver les péchés de tous peut être considéré par Ballardini (p. 95) comme « la grande lessive, le détachant universel ».

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(Campagne 2014 pour le denier du culte en Lorraine : « Generositine54 ».)

Le marketing du supplément d’âme

Si l’on doute encore de l’influence qu’a pu avoir l’Église sur les marketeurs, n’oublions pas que le marketing moderne a été inventé pour donner aux produits un supplément d’âme en créant un potentiel de séduction et d’attraction. Le marketing management qui apparaît au XIXe vise à relancer le désir pour des produits industrialisés qui ont perdu le caractère singulier, magique et intime des objets artisanaux. Pour émotionaliser la consommation et nous vendre des produits dont nous n’avons pas besoin, les organisations marchandes ont du s’appuyer sur un système de croyances et sur un dispositif qui s’appelle tout simplement une marque. Car qu’est-ce que c’est qu’une marque si ce n’est un dispositif anthropologique et discursif permettant de faire croire à un bénéfice client ?

De ce point de vue, le marketing lessivier n’a rien inventé et Monsieur Propre ou Red Bull n’ont rien à envier au succès de cette grande multinationale qu’est l’Église. Mais que l’on ne s’y trompe pas ; l’ouvrage de Bruno Ballardini n’est pas une critique en règle de la Multinationale de la foi mais davantage un camouflet contre le marketing qui nous rappelle que notre société de consommation s’est finalement construite sur le mythe de l’Eden qui a constitué au cours des siècles le terreau le plus fertile pour faire croître le désir d’achat. Ce que l’on peut reprocher aux marques, c’est finalement de n’avoir pu sortir de ce mythe qui conduit sans conteste à une société de l’en plus, de la surconsommation et de la frustration. C’est aussi d’avoir repris à leur compte cette stratégie de la culpabilisation et cette fragilisation psychologique des consommateurs qui reste le principal levier de création de valeur sur des marchés saturés.

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(Campagne pour le denier du culte par le diocèse de Paris.)

Car le marketing a bien retenu de la psychanalyse les pouvoirs de la névrose pour créer des marchés de la consolation. « Si notre porte est grande ouverte c’est aussi grâce à vous » nous rappelle l’Église catholique dans sa campagne de levée de fonds. C’est le terme « aussi » qui fait toute la différence entre l’Église et les marques de produits de grande consommation. N’oublions pas que l’Église ne propose qu’un seul produit qui est la foi, produit gratuit s’il en est. Et l’Église nous rappelle l’une des dimensions fondamentales de l’existence humaine qui est – faisant fi de telle ou telle croyance – la spiritualité, valeur dont la société des marques s’est exempté à bon compte. Or pour reprendre les propos récents d’Edgar Morin (dans Le Monde daté du 11 février 2016), « un idéal de consommation de supermarché ne peut satisfaire les aspirations les plus profondes de l’être humain ». Car il y bien un terrain sur lequel les marques ne sont pas (encore ?) aventurées, celui de l’au-delà. Le terrain de jeu de la plupart des religions transcendantes est la vie éternelle alors que celui des marques se limite à la vie terrestre. Voici une différence de marque !

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(Campagne du diocèse d’Avignon en 2014.)

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BURGER KING LIVRERA BIENTÔT CHEZ VOUS

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La chaîne de fast food Burger King se lance dans l’aventure des livraisons à domicile. Mais quels happy few profiteront en premier de ce nouveau service ?

Pour ses premiers essais de livraisons à domicile, Burger King s’est limité à quelques restaurants en Grande-Bretagne dans des villes aux noms exotiques comme Romford, Truro, Hornchurch, Skegness etc. A priori, vous ne risquez donc pas d’y mettre les pieds de sitôt. Surtout, vivre dans l’une de ces contrées britanniques ne vous garantit pas de pouvoir commander un Whooper depuis votre canapé. Seules les personnes vivant dans un rayon de trois kilomètres autour des restaurants Burger King sélectionnés peuvent profiter du service de livraison à domicile, à raison d’une dépense minimum de 14£ (environ 18€). Les livraisons s’effectuent seulement durant des tranches horaires spécifiques, de midi à 15h et de 18h à 22h, et on peut passer commande par téléphone ou via le site internet de Burger King. En attendant l’arrivée des livraisons à domicile en France, vous pouvez déjà vivre par procuration le bonheur de ceux qui y ont d’ores et déjà accès grâce à leurs tweets euphoriques :
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