le projet (secret) de drive urbain de Cora 

Cora prépare l’ouverture d’un point de retrait drive dans le centre-ville de Metz. Le nom du concept : « Cora en ville ».

Le projet est encore en cours de finalisation et chez Cora, on s’abstient de tout commentaire. À Metz, l’hypermarché « master » qui approvisionnera le site ne serait même pas, selon nos informations, encore choisi (il en existe deux en périphérie de la ville).

L’adresse du point de retrait, elle, est déjà connue : rue du Petit-Paris, une avenue piétonne et commerçante de Metz.
Adepte du drive accolé et du picking magasin, Cora est donc prêt à tester, aujourd’hui, une formule de drive solo qui lui permettrait de prendre pied en milieu urbain. Réservée au retrait piéton, vu la configuration de la rue du Petit-Paris.
Chez Leclerc également, on ne fait pas mystère du désir d’implanter des points de retrait dans le centre des grandes agglomérations. Un enjeu clé pour ces deux distributeurs, globalement absents du format proximité.
Chez Auchan, le cybermarché AuchanDirect teste depuis 2014 un point de retrait dans le quinzième arrondissement de la capitale, en alternative à la livraison à domicile.
Au sein du groupe Louis Delhaize (la maison-mère de Cora), la filiale spécialisée Wink, un pure-player du drive qui gère des entrepôts solos, vient de nouer en Belgique un partenariat avec Total pour ouvrir trois points de retrait dans des stations-service.

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Intermarché dégaine un comparatif national

Nouvelle étape de la communication d’Intermarché sur les prix : la réalisation d’un comparatif national sur les drives. L’enseigne ressort comme la moins chère, évidemment, mais seulement sur un petit panier de 15 références…

En magasin, les affiches vantent « le panier le moins cher de France » et les écarts pointés avec la concurrence sont significatifs. Leclerc ressort 3% plus cher, Carrefour est à 5%, Auchan à 12%.

Intermarché a mandaté « un organisme indépendant » pour réaliser ce comparatif le 5 avril dernier, en aspirant les prix des sites drive de chaque enseigne.
Le panier choisi compte 15 références à marque nationale, dans leur format standard : rillettes Bordeau Chesnel, riz Taureau Ailé, céréales Chocapic, pâte brisée Herta, Fjord nature Danone, etc. Des produits leaders, donc, mais un nombre de catégories dramatiquement restreint.
Dans sa mise en scène sur les affiches, ce comparatif rappelle celui de Leclerc (Qui est le moins cher). Chez Intermarché, on veut croire qu’il aura le même effet réconfortant pour les clients qui découvrent les visuels en magasins.
À la différence de l’historique Argus d’Intermarché, qui s’engageait en 1985 sur les prix pratiqués dans le réseau à propos de 2000 produits (ou 1000 lors de son éphémère relancement en 2010), le « panier le moins cher de France » ne détaille pas les tarifs des 15 produits cités. Chaque point de vente, donc, reste libre de fixer ses étiquettes.
Indice prix dégradé

Cette campagne de communication est mise en place alors que le positionnement prix de l’enseigne, justement, s’est dégradé ces dernières années.

Selon les relevés exclusifs de Linéaires, portant sur un panier de plus de 300 références incluant marques nationales, MDD et zone marché, l’indice prix d’Intermarché était de 100,3 au second semestre 2015. Soit 1,1 point de plus qu’au premier semestre 2014.
Les indices prix de Linéaires, publiés tous les semestres dans le mensuel servi aux abonnés, se positionnent par rapport à une moyenne hypers-supers établie à 100. Intermarché occupe désormais la sixième place de notre classement.

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Lidl ose la pub comparative


Lidl, en pleine mutation vers une montée en gamme, veut montrer son nouveau visage, loin du hard-discount. Une stratégie lacée en 2012 et qui se traduit par une communication tous azimuts. Dernièrement, l’enseigne a même osé comparer en télé sa marque propre aux marques nationales. Du jamais vu!

Lidl contre les marques nationales, c’est un peu David contre Goliath, mais sans vrai perdant. L’enseigne de hard-discount a en effet lancé une campagne de publicité comparative destinée à montrer l’excellence de sa MDD, que des simili-testeurs comparent aux marque nationales. 

Verdict: la MDD de Lidl est aussi bonne, et moins chère. Avec pour signature, « le vrai prix des bonnes choses ». Lidl annonce la couleur, les marques nationales n’ont qu’à bien se tenir. Avec cette campagne, orchestrée par Les Gaulois, Lidl cherche clairement à rallier des clients accros aux grandes marques. 

Jamais une enseigne n’avait osé aller si loin contre elles. Il est vrai que le distributeur peut se le permettre, puisqu’il réalise 90% de ses ventes avec ses produits maison, contre 25% pour les autres distributeurs. 
1600 références seulement 

Pour autant, cette offensive apparaît d’autant plus osée que le succès de la mutation réussie de Lidl est justement dû à la réintroduction de grandes marques dans ses rayons, ce qui lui a permis d’attirer une nouvelle clientèle et d’élargir ses marges. « Nous nous considérons aujourd’hui comme un supermarché de proximité, basé sur un modèle qui propose une offre réduite de 1600 références (90% MDD, 10 % MN, aucun premiers prix) sur 1000 m2, voire 1400 pour les nouveaux magasins, détaille Nicolas Calo, porte-parole de l’enseigne. Nous faisons une sélection en amont, ce qui permet à nos clients de ne pas perdre de temps ». Ce changement s’accompagne aussi d’une transformation physique de la totalité du parc de magasins, qui aura coûté 4 milliards d’euros, à l’issue de ce programme dont le terme est prévu en 2020. 

Stratégie ne rime pas avec ennui et Lidl a opté pour la carte de l’humour, dès son incursion en publicité. On se souvient des spots de l’an passé et de la fameuse rengaine mettant en scène (on suppose) un concurrent, qui inspecte ses nouveaux magasins et qui conclut par cette phrase devenue culte:  » On est mal patron, on est mal! » Sur le digital aussi, Lidl s’illustre, avec une websérie déjantée, parodie de téléréalité, avec des guest, comme Ophélie Winter ou Sinclair. Ou encore sur Facebook, où l’enseigne bleu et jaune s’affiche comme étant le premier distributeur alimentaire en nombre de fans (plus de 1,2 millions à date). 

Si ces communications sont à chaque fois impactantes, aucune n’a l’intensité de la dernière. Si c’est en 2001 que les règles sur la publicité comparative ont été assouplies en France, c’est en 2008 que le pli est vraiment lancé, sous l’impulsion de Leclerc. « Pour nous être le moins cher, c’est être trois fois moins cher « , proclamait alors la marque sur ses publicités, mettant en scène trois produits identiques, un de marque nationale, un de la marque Leclerc et un premier prix. 

Depuis, la guerre est déclarée. Chacun affirme être moins cher que son concurrent qui lui-même se prétend moins cher qu’un autre, etc. Ce qui a une incidence sur les montants publicitaires investis. 
301,1 M€ investis en pub en 2015 

Malgré une année encore morose en 2015 sur le marché publicitaire, en baisse cette année de 0.6 %, les distributeurs alimentaires font ainsi exception. Avec 301,1 M€ d’investis en publicité en 2015, Lidl sort du lot, talonnant Leclerc, premier annonceur du secteur. Sa pression publicitaire a ainsi été multipliée par 2,5 en un an! Et si on prend le seul media télé, l’enseigne est reconnue premier investis­seur en pub de son secteur sur 2015, alors qu’elle ne figure qu’à la septième place du classement en parts de marché. 

Avec toujours un même crédo: mettre en avant ses produits et ses marques, en insistant sur la qualité. Lidl va même jusqu’à écrire noir sur blanc sur ses publicités le travail de ses 25 collaborateurs. Ils coordonnent 7000 analyses par an, 2000 sessions de dégustations comparatives à l’aveugle et 300 audits fournisseurs. Et de conclure en disant que la qualité de bon nombre de ses produits, alimentaires ou non, est reconnue dans des classements nationaux. Un discours qu’il entend faire passer par la communication média mais aussi par l’organisation d’événements-clés, comme des ateliers cuisine avec les bloggeuses, une participation depuis deux ans au salon de l’agriculture (le restaurant éphémère a accueilli, pour l’édition 2016, 3500 personnes!),… Lidl décline aussi cette tactique via du sponsoring. « Nous avons décidé d’être partenaires de la Fédération Française de handball, mais c’est notre marque de lait, Envia, qui est floquée sur les tee shirts et non le nom de l’enseigne », décrit Nicolas Calo. D’où le # enviadegagner. 
100 points de vente supplémentaires en 2016 

Une stratégie qui porte ses fruits : selon Kantar, en mars dernier, Lidl a enregistré la plus forte cote d’amour (+5,6 points par rapport à la même période en 2015).  » Le changement de perception de l’enseigne par les consommateurs est visible « , se félicite Nicolas Calo. De quoi motiver l’enseigne dans son développement. Nous créerons une centaine de points de vente cette année « , annonce-t-il. Pour un parc de magasins supérieur à 1500. Pas mal pour une petite enseigne qui fait « seulement » 5% de parts de marché… Mais qui vise les 8% d’ici 4 ans !

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Microsoft met au point la téléportation par hologramme !

Des chercheurs de Microsoft sont parvenus à mettre au point une technologie de capture d’image en 3D. Une innovation qui permet de recréer en hologrammes des objets, mais aussi et surtout des êtres vivants !

Téléportez-vous !

Alors que l’on se souvient des messages par hologrammes retransmis par le robot R2-D2 dans la saga Star Wars, l’holoportation pourrait bien devenir réalité. Shahram Izadi, directeur de recherche associé chez Microsoft dévoile cette innovation dans une vidéo absolument surréaliste :
À voir absolument sur YouTube : http://youtu.be/7d59O6cfaM0
Pas mal, non ?

Cette nouvelle technologie permet notamment de recréer à l’identique des modèles en 3D de personnes physiques. Ces modèles peuvent être reconstruits, comprimés et transmis n’importe où dans le monde, en temps réel. Et ce n’est pas tout ! Il suffit que l’utilisateur chausse une paire d’HoloLens pour voir, entendre et interagir avec une autre personne en trois dimensions. Une seule condition : se trouver dans une pièce « jumelle » reproduite à l’identique.

En 1957, Isaac Asimov décrivait déjà cette technologie, dans Face aux Feux du Soleil. L’auteur visionnaire y montrait l’inexistence des contacts physiques sur la planète Solaria, ce qui implique aux hommes et aux femmes de communiquer via hologrammes. Avec cette trouvaille, Microsoft pourrait bien nous en rapprocher un peu plus, malgré l’absence de lunettes dans l’œuvre d’Asimov !


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Orange se lance dans la banque mobile avec Orange Bank

Si le mariage avec Bouygues Télécom est tombé à l’eau, le rachat de Groupama banque est acté et permettra à l’opérateur historique de se lancer dans le secteur de la banque mobile sous le nom d’Orange Bank.

C’est fait ! Après trois mois de négociations, Orange a annoncé la signature d’un accord avec Groupama pour le rachat de sa filiale Groupama banque à hauteur de 65 %, Groupama conservant les 35 % restant.
Cette opération permet à Orange de se lancer dans la banque mobile avec Orange Bank, qui sera disponible dès 2017 en France, puis en Belgique et en Espagne.
Elle proposera les mêmes services bancaires du quotidien ainsi que l’épargne, le crédit et l’assurance. Bien que 100 % mobile, il sera possible de souscrire à l’offre dans les 850 boutiques du réseau Orange, mais aussi dans les 3 000 agences de Groupama et Gan.
L’objectif est de recruter 2 millions de clients d’ici 10 ans.

« Orange bénéficie d’une combinaison d’atouts essentiels et uniques pour réussir le lancement d’une banque innovante 100 % mobile : une marque forte incarnant des valeurs clés comme la sécurité et la fiabilité, un solide réseau de distribution, et surtout la confiance de 28 millions de clients », expliquait Stéphane Richard en janvier dernier.

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Et maintenant Amazon livre aussi le dimanche

Les colis du site de ventes en ligne Amazon seront désormais distribués tous les jours, révèle le Journal du Dimanche. 

Bientôt dans d’autres grandes villes ? 

Le JDD assure qu’Amazon teste depuis novembre un service en partenariat avec le transporteur TNT, visant à assurer une distribution de ses colis, y compris le dimanche. 500 colis seraient concernés rien que ce dimanche soir, sur le région parisienne. « Amazon est resté très discret sur cette performance logistique susceptible d’être généralisée à d’autres grandes villes », explique la journaliste Marie Nicot. 

Un exploit rendu possible grâce aux plateformes logistiques d’Amazon en France, exemple avec celle basée à Saran, dans le Loiret, grande comme une douzaine de terrains de football, la deuxième de l’enseigne en terme de taille dans l’hexagone. Le Journal du Dimanche explique que pour une réception du colis dimanche, le client doit être un abonné « Amazon Premium » (49 euros par an), et la commande doit être passée jusqu’au dimanche 14h30 pour une livraison le jour même, facturée 3,99 euros ! Et c’est plus cher si vous ne bénéficiez pas de l’abonnement premium. 
Des salariés qui travaillent douze heures par jour

Derrière cette prouesse et ce délai de livraison hors norme, des équipes de salariés, qui peuvent travailler jusqu’à douze heures par jour », poursuit le journal, en précisant que la moyenne d’âge des volontaires est de 33 ans. « Le week-end, les salariés sont payés 35 heures alors qu’ils en effectuent seulement 24 », assure un manager général, qui précise que ce dispositif n’est qu’une évolution, « A Saran, nous travaillons le week-end depuis 2011 ». 

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VERS UNE DISRUPTION DU CONTENT MARKETING

Bienvenue dans l’ère du « Distributed Content » 

Les lignes bougent, les usages changent. C’est encore plus vrai dans la circulation d’informations. Depuis quelques années, les moteurs de recherche et les médias sociaux tendent à se substituer aux sites web d’éditeurs médias pour diffuser (et partager en masse !) les dernières news mises en ligne.

L’étape suivante n’était plus qu’une question de temps : pourquoi servir uniquement de canal pour partager des liens, quand vous pouvez pousser vous-même les éditeurs à publier leur contenu directement via votre plate-forme ? Le cheminement est simple : les contenus créent des habitudes, les habitudes amènent les internautes à revenir sur votre plateforme, où se crée alors l’engagement. Et l’engagement, n’est-ce pas le Graal des réseaux sociaux, en quête permanente de monétisation de leurs services ? La boucle est belle et bien bouclée.
Forts de ce constat, les GAFA, ces géants de la Silicon Valley, multiplient les initiatives : Apple News, Google AMP, Linkedin Pulse, ou même Twitter « Beyond 10K »… Tous se rêvent désormais en éditeurs de contenus.
Dans ce nouveau paysage, Facebook Instant Articles ne fait pas figure de précurseur. Pourtant, il est le réseau qui pourrait bien marquer un tournant. La raison ? Son audience gigantissime, véritable nerf de la guerre. Car le réseau créé par Mark Zuckerberg représente à lui tout seul 1,59 milliard d’utilisateurs actifs dans le monde. Il est en capacité de démocratiser de nouveaux usages, à très grande échelle et à très grande vitesse. D’autant que Facebook n’est jamais à la traîne en terme de prouesses technologiques.
Cherche expérience optimisée pour engagement démultiplié

Interface responsive, vidéos autoplay, voix de l’auteur sous-titrée, photos en haute résolution, plans 3D, formulaires…Les Instant Articles offrent aux producteurs de contenus tout un panel d’outils pour optimiser et enrichir considérablement leurs articles sur mobile. Côté lecteur, c’est une expérience immersive unique et intuitive qui se crée sous leurs yeux : ils peuvent « liker », commenter (même les photos et vidéos) ou encore partager des extraits de texte. Avec plus d’un milliard d’utilisateurs, tout contenu publié devient susceptible d’engager une (très) large audience. Pour certains content managers, c’est tout simplement un rêve qui se réalise !
Mais ce n’est pas tout. Car au-delà du milliard (et demi) d’utilisateurs, Facebook dispose d’un autre atout poids lourd : son algorithme. Grâce à lui, voilà qu’apparaissent dans le fil d’actualité des utilisateurs des articles ciblés et adaptés à leurs goûts. Avec l’arrivée des Instant Articles, au lieu d’écrire pour Google, les marques vont se mettre à écrire pour le « News Feed Ranking Algorithm » de Facebook, et toucher leur cœur de cible sans aucun mal.
Grâce aux possibilités d’analyse du ROI, les marques pourront alors choisir d’utiliser les Instant Articles de Facebook aussi bien pour développer leur notoriété, générer des leads ou booster les ventes via le canal mobile. En fonction de leurs objectifs, les marques les plus créatives sauront utiliser les Instant Articles pour démultiplier la visibilité des contenus qui alimentent le « top of the funnel » (le haut de l’entonnoir, comme on dit) ou plutôt attirer les lecteurs vers leurs landing pages et pages produits, via des calls-to-action intelligents.
Vers des équipes dédiées à la distribution sociale 

Cette nouvelle fonctionnalité de Facebook s’annonce-t-elle comme incontournable ? La réponse est assez simple : oui, et il faut s’y préparer. Preuve que le concept est en train de s’ancrer durablement, Buzzfeed à annoncé la création en août dernier d’une nouvelle équipe appelée BuzzFeed Distributed – soit 20 employés chargés de créer du contenu original, uniquement à destination de plateformes telles que Tumblr, Imgur, Instagram, Snapchat, Facebook etc.
En d’autres termes, une équipe de personnes produisant des contenus qui ne seront jamais publiés sur Buzzfeed.com, mais sur les réseaux sociaux.
Ce que les marques doivent retenir, c’est que la valeur ajoutée se joue dorénavant grâce à des équipes suffisamment spécialisées pour segmenter leurs contenus en fonction des audiences et des canaux. Il ne s’agit plus de proposer du contenu dupliqué sur ces plateformes, mais bien de créer des contenus répondant aux spécificités et aux codes des réseaux sociaux : courts, mobile-friendly et enrichis (vidéos, infographies, images).

Etre ou ne pas être libre… de choisir son message

Reste une interrogation de taille : la « facebookisation » des contenus ne pourrait-elle pas – à long terme – nuire aux marques ?

La question de l’indépendance des éditeurs a par ailleurs été souvent évoquée depuis l’annonce de l’arrivée officielle des Instant Articles en mai 2015, quand ceux-ci n’accueillaient encore que les contenus de partenaires médias.
Y penser est légitime : plus la consommation d’information migre vers les médias sociaux, plus les médias traditionnels perdent de l’audience au profit des géants du web social… Et plus le phénomène de dépendance s’installe.
Les Américains utilisent la terminologie de « walled gardens » pour désigner le futur des réseaux sociaux, qui pourrait se traduire par des espaces clos, ou l’essor de l’engagement privatisé. Bien sûr, cela constitue un risque pour les marques qui peuvent perdre le contrôle.
Mais si la question d’une indépendance relative mérite d’être posée, est-elle pour autant un frein ? Car on le sait : le meilleur moyen d’atteindre son audience est encore d’aller là où elle se trouve. Alors si votre audience devient accro aux Instant Articles, foncez !

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Amazon intéressé par le rachat de l’aéroport de Francfort-Hahn en Allemagne

  

Selon des sources régionales allemandes, l’aéroport de Francfort-Hahn aurait reçu plusieurs offres de rachat dont l’une émanant de l’e-commerçant américain Amazon. Il est situé près de Coblence, où Amazon exploite un immense centre logistique.

A quoi joue Amazon ? Après la location de 20 Boeing 767 cargo aux Etats-Unis en mars 2016, l’e-commerçant s’intéresserait au rachat d’un aéroport. Et celui-ci pourrait représenter un intérêt stratégique certain, puisqu’il s’agit de l’aéroport de Francfort-Hahn, situé près de Coblence en Rhénanie-Palatinat, où Amazon exploite un immense centre de distribution. Ces informations, ni confirmées ni infirmées pour le moment, ont été rapportées par le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung au début du mois d’avril 2016, qui précise que trois autres offres de prises de participation ont été formulées après la mise en vente de la structure par la municipalité.
Une plaque tournante de l’Europe

Outre la proximité du centre logistique de Coblence, qui couvre 111 000 m², soit l’équivalent de 17 terrains de football comme aime le rappeler Amazon, l’aéroport de Francfort-Hahn, qui a drainé 500 000 passagers et 80 000 tonnes de marchandises en 2015, présente un autre avantage. Il est doté d’un ILS de CAT 3, c’est-à-dire qu’il peut gérer l’arrivée et le départ d’avions cargos dédiés au fret. Amazon pourrait ainsi disposer de son propre réseau de distribution en Europe et proposer rapidement des livraisons en temps record, à l’image de son offre aux Etats-Unis notamment.

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Les parfums Jean-Paul Gaultier mis en scène dans des coffrets pop up

  

Des décors en volume se cachent dans les coffrets en carton des fragrances Le Mâle et Classique de Jean-Paul Gaultier.

Lancés pour la fête des mères et la fête des pères, les coffrets en carton des parfums Jean-Paul Gaultier ont été particulièrement soignés.
Imaginés par les designers du groupe espagnol Puig détenteur des licences des parfums Jean-Paul Gaultier, ces deux coffrets en carton offrent de l’extérieur des graphismes s’inspirant de l’univers du couturier et une fois le rabat aimanté soulevé, ils déploient un décor en pop up.
  
La version homme et la version femme sont recouverts de papier polyester argent imprimé en quadrichromie, ce qui donne des reflets à l’impression couleur. Cette scène est composée de silhouettes, engrenages et autres motifs reprenant des codes graphiques du couturier. Ces pièces ont été imprimées, découpées au laser puis contrecollées par un système de pliage qui donne du volume à ce décor. Sous cette scène en 3D, se logent le parfum et le soin.

25 étapes manuelles d’assemblage

Puig a confié le dossier de fabrication de ces coffrets au groupe international spécialisé dans la réalisation d’emballages et d’accessoires promotionnels pour la cosmétique et les vins et spiritueux, Cosfibel Premium (56 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2014).

Cosfibel Premium explique : « Les multiples essais et les étapes de validation justifient une exigence commune de perfection et l’exact respect du cahier des charges, » explique Cosfibel Premium. La réalisation a nécessité la mise en place d’un process de fabrication « particulièrement pointu » et comprenant 25 étapes manuelles d’assemblage. 

   
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La Fnac prête à sortir un milliard d’euros pour le rachat de Darty

  

Coup sur coup, Conforama, puis la Fnac, viennent de surenchérir pour acquérir Darty. Voilà donc ce dernier groupe maintenant valorisé à quasi un milliard d’euros.

Vous avez aimé la contre-offre de Conforama sur Darty ? Vous adorerez la « contre-contre-offre » faite en ce 21 avril 2016 par la Fnac… Enième, et sans doute pas ultime épisode de l’opération « rachetons Darty », le groupe dirigé par Alexandre Bompard annonce en effet mettre près de un milliard d’euros sur la table pour acquérir sa proie – 989 millions d’euros pour être précis. Et tout en numéraire cette fois, quand sa précédente offre péchait, aux yeux des actionnaires de Darty, par sa composition en partie en échange d’actions.
Une valorisation qui gagne 260 millions d’euros en six mois

Des actionnaires qui doivent sérieusement commencer à se frotter les mains… Au moins ceux qui attendaient de leur engagement sur le titre Darty un retour sur investissement important en tout cas. Imaginez un peu : en six mois, la valorisation de Darty aura, par la grâce d’une compétition acharnée entre la Fnac et Conforama, bondi de 260 millions d’euros… On est assez loin du rendement d’un Livret A, il faut avouer…
Petit rappel des épisodes précédents, d’ailleurs, pour ceux qui n’auraient pas suivi. En septembre 2015, la Fnac surprend son monde en faisant un premier pas vers Darty. Le groupe propose alors un échange 100% en actions, valorisant alors Darty à 720 millions d’euros.
Las, les actionnaires de ce dernier font la fine bouche. La plupart sont britanniques, et la perspective de se retrouver avec des titres Fnac cotés à Paris ne les enchantent guère. La Fnac, compréhensive, mais aux possibilités financières limitées, fait alors un effort et, en novembre, revoit son offre : 140 millions d’euros de plus dans la balance et une partie du projet de rachat en cash. De quoi enfin emporter la mise, pense-t-elle.
Darty dit oui à la Fnac, puis… oui à Conforama

A vrai dire, tout le monde le croit puisque même le conseil d’administration de Darty dit oui à ce mariage attendu. Mais voilà que, comme dans un vaudeville digne de Feydeau, l’amant sort soudain du placard. Il a pour nom Steinhoff, et avance au nom de son enseigne Conforama. Nous sommes en mars dernier et Darty se trouve maintenant portée à quelque 850 millions d’euros. Ravi, le conseil d’administration rompt ses fiançailles avec la Fnac et file dans les bras du sud-africain Steinhoff.

La Fnac, évidemment, ne peut laisser passer. Mais comment surenchérir quand n’en a pas soi-même vraiment les moyens ? En se trouvant des partenaires, pardi. C’est ainsi qu’il y a une semaine, Vivendi est entré dans la danse, via une introduction au capital de la Fnac, à hauteur de 15% des actifs. De quoi donner plus de latitude à Alexandre Bompard pour, le cœur battant, s’en aller retourner faire la cour à sa jolie fiancée Darty.
Une affaire de timing

C’est donc chose faite avec ce milliard d’euros mis sur la table. Une sacrée somme. Et un sacré timing, aussi, pour son annonce. Tout juste quelques heures après que Conforama, de son côté, a lui aussi revu son offre à la hausse – +10% ! -, la portant désormais à l’équivalent de 943 millions d’euros. Or, dans ces moments là, c’est forcément le dernier qui a parlé qui a raison… Médiatiquement, du moins. Car, dans les faits, si pour l’heure c’est bien l’offre de la Fnac la mieux-disante, l’affaire n’est pas encore dans la poche. Loin de là. Et, dans cette histoire, ce sont les actionnaires de Darty qui savourent. Les salariés, qui doivent sérieusement commencer à se lasser de ces atermoiements, peut-être moins, en revanche…

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