Lidl fait-il peur?!

Le géant de la distribution a assigné son rival allemand pour dénoncer ses publicités télévisées. Il estime que les produits promus ne sont pas toujours disponibles pendant 15 semaines comme l’exige la réglementation. Intermarché veut se joindre à lui pour faire condamner Lidl.

Verra-t-on bientôt un bandeau défiler dans les films publicitaires de Lidl avec un message indiquant que l’enseigne a été condamnée pour publicité mensongère? C’est en tout cas ce que demande Carrefour, son rival, qui l’a assignée devant le tribunal de commerce d’Evry. Le distributeur français entend faire condamner Lidl pour ne pas avoir respecté la réglementation sur les promotions à la télévision. Elle stipule que les produits promus doivent être disponibles dans tous les magasins et cela pendant 15 semaines d’affilée. Or tel n’est pas le cas selon les avocats de Carrefour qui plaideront au fond lors d’une audience fixée le 22 février. L’été dernier, Carrefour avait obtenu de faire suspendre leur diffusion, dans le cadre d’une procédure en référé. A présent, le groupe demande une réparation «en nature» du préjudice.
Intermarché veut aussi faire condamner Lidl

De manière très inattendue, sa démarche a reçu il y a quelques semaines le soutien de la chaîne Intermarché, qui souhaite s’associer à l’assignation en apportant des pièces au dossier. «C’est du jamais vu, peste Michel Biero, co-gérant de Lidl France qui voit là des manœuvres dilatoires pour freiner la dynamique de son enseigne. Nous avons fait les mêmes tests chez Carrefour et leurs produits n’étaient pas disponibles. Qu’ils continuent à s’amuser avec ça au lieu de faire du commerce.» Lidl affirme disposer d’une hotline qui permet aux clients de trouver le produit en promotion dans les magasins. Crème anti-rides à 2,99 euros, mixeur à 19,99 euros ou gants de sécurité à 6,99 euros…

Cette attaque témoigne de la dureté de la bataille que se livrent les enseignes de distribution en France. A défaut de pouvoir s’aligner sur les prix de la chaîne discount, souvent extrêmement bas, les concurrents sortent leurs griffes. Récemment, Intermarché a réalisé un spot publicitaire où l’on voyait un acteur faisant la grimace alors qu’il goûtait un produit de son rival allemand. «Quand Lidl fait tester ses produits par des comédiens, chez Intermarché, c’est vous qui testez», disait une voix off.
Une montée en gamme qui gêne la concurrence

En 2012, la chaîne, jadis hard-discount, a pris un virage stratégique majeur en décidant de monter en gamme. Depuis, elle ne cesse de gagner des parts de marché. Lidl a investi des dizaines de millions pour rénover ses magasins, agrandir son parc, et renforcer la pression commerciale. L’an dernier, selon le magazine LSA, ses investissements publicitaires ont progressé de 65% à 350 millions d’euros bruts, dont un tiers à la télévision. Et l’enseigne a recruté 350.000 foyers parmi ses clients. Certes, avec 5% de parts de marché Lidl est loin derrière Carrefour, mais elle vient chasser de plus en plus sur ses terres urbaines. En Ile-de-France, son réseau compte déjà 164 magasins. Ce sera le double dans 4 ans!
La semaine prochaine, la chaîne de distribution se paiera même le luxe, pour la troisième année consécutive, d’occuper un stand au salon de l’agriculture afin de rencontrer les agriculteurs et de promouvoir ses accords avec les filières. Sans craindre à priori de voir ses installations saccagées comme souvent les magasins de ses concurrents en France. L’enseigne est aussi devenue l’un des principaux vendeurs de vins de Bordeaux en France, proposant des grands crus comme château Pape Clément ou Yquem à l’occasion des foires automnales. A la limite de la provocation pour les concurrents.
Un expert judiciaire pour le label « Meilleure chaîne de magasins »

La contestation de la pub télévisée des produits Lidl n’est pas le seul front ouvert par Carrefour. Le leader français de la distribution s’interroge également sur le label de «Meilleure chaîne de magasins de l’année» que met en avant son rival dans toute sa communication. Ce titre lui est décerné, dans la catégorie hypermarchés et supermarchés, à l’issue d’une étude menée auprès de consommateurs interrogés par Q&A Research & Consultancy. Le groupe dirigé par Georges Plassat a décidé de regarder cela de plus prêt. En quelques mois, le nombre de sondés est passé de 27.000 à 159.161 personnes. Pour en avoir le cœur net, il a donc demandé la nomination d’un expert judiciaire au Pays-Bas où est basée cette société afin de comprendre la méthodologie. Et s’assurer que ce ne sont pas des robots qui cliquent à la place des humains.

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Monoprix, la chaîne française devenue modèle mondial

 

Société du groupe Casino, l’entreprise française Monoprix est une success story comme aurait pu l’être celle de chaîne britannique Marks and Spencer si elle avait su cibler un marché plus intéressant pendant son expansion.
Deux tiers des ventes chez Monoprix viennent de ses supermarchés haut de gamme alors que le reste provient de ses ventes des vêtements, produits de santé et maquillage. M&S a quand à lui annoncé l’année dernière ses intentions de fermer 35 de ses magasins britanniques et de retirer les rayons vêtements et articles ménagers dans 45 magasins pour se focaliser une offre d’alimentation premium
Alors que le premier magasin Monoprix a été ouvert à Rouen en 1932, l’esprit de la chaîne reste très parisien. Avec des produits plus haut de gamme, le groupe cible en particuliers des urbains hédonistes souvent pris par le temps. Ils y consomment principalement des vêtements aux lignes contemporaines et souvent rafraichis, des vêtements au style élégant pour les enfants et des produits pour la maison.
Monoprix commence à vendre ses produits en ligne depuis 2008, dont des produits de mode MonShowroom depuis octobre 2015 avec des marques telles que ba&sh, IRO, Antik Batik et sa propre marque Clo&Se.
Suite à une acquisition de 1,175 milliard € en juin 2012, Monoprix est devenu entièrement détenue par le groupe Casino. Le groupe Galeries Lafayette, ancien copropriétaire, a cédé ses 50% à Casino lors de cette transaction après laquelle Jean-Charles Naouri, président du groupe Casino, est également devenu PDG chez Monoprix.
“Monoprix est une entité très importante du groupe Casino, elle génère beaucoup de revenus “, affirme Andrew Gwynn, analyste d’Exane BNP Paribas. “C’est le fleuron du Groupe en France”.
En 2016, Monoprix a gagné 4,2 milliards € de revenus et Exane BNP Paribas estime les bénéfices de Monoprix à 6-7% avant intérêts et impôts. Monoprix représente 22% des ventes pour le Groupe en France et représente également deux tiers du résultat net du commerce de détail en France d’après une évaluation de BNP.
Suite à trois trimestres consécutifs mitigés, Monoprix rapporte une croissance de 2,5% pour le dernier trimestre 2016. Une belle performance pour Jean-Charles Naouri.

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Le tout nouveau concept de Carrefour Italie : Carrefour Express « Urban Life »

Un nouveau concept Carrefour Express « Urban Life » a été lancé à Milan et offre bien plus qu’un simple supermarché de proximité. Il propose également un espace de restauration pour un petit-déjeuner savoureux, un déjeuner copieux ou léger à consommer sur place ou à emporter chez soi ou au bureau et un lounge bar où déguster notamment plus de 200 bières artisanales italiennes et internationales. Mais c’est aussi un espace de coworking pour travailler confortablement ou simplement s’offrir un moment de détente.

Ce nouveau concept a ouvert ses 120 m² répartis sur deux étages au 49 corso Garibaldi, en plein cœur de Milan. Une proposition innovante qui répond aux besoins nouveaux des clients de villes dynamiques telles que Milan, qui cherchent plus que jamais à allier plaisir, travail et socialisation.
Carrefour Express a en effet repensé le supermarché et transformé les rayons en de nouveaux espaces tels que la cafétéria, avec son choix de desserts pour le petit-déjeuner ou le goûter, le rayon gastronomie où l’on peut commander des pizzas, l’espace Tokyo Street qui prépare chaque jour des sushis frais, ou encore le comptoir réservé aux glaces artisanales. En plus d’un service rapide de plats tout prêts à emporter, un espace restauration propose une offre gastronomique variée et des recettes toujours différentes pour tous les goûts, traditionnels comme internationaux.

Ceux qui font attention à leur ligne pourront se diriger vers le salad bar et le juice corner où sont préparés chaque jour des salades de fruits, yaourts, salades, soupes et jus frais à l’aide des meilleurs produits de saison. Il est même possible de créer ses propres plats ou salades en fonction de ses besoins et de ses envies.
Mais la vraie nouveauté est sans aucun doute le lounge bar, où l’happy hour est servie tous les soirs de 18h00 à 21h00 sur de petits canapés, dans le plus grand respect de la tradition milanaise.

Depuis toujours attaché au territoire, Carrefour Express propose en outre à ses clients une centaine de produits Terra d’Italia pour leur permettre de déguster le meilleur des produits gourmets italiens.

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Grande-distribution. Système U tend la main aux producteurs en Mayenne


FDSEA et Système U

Après l’orage, les éclaircies ? À la suite de la grave crise agricole qui avait occupé l’actualité l’été dernier, le distributeur Système U tend la main aux producteurs locaux de viande porcine, mais aussi bovine.

Pour les premiers, c’est une expérimentation mayennaise. « Unique en France », ont insisté Mikaël Guilloux et Hubert Lechat, respectivement responsable de la section porcine à la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles (FDSEA) 53 et représentant des magasins U mayennais. Cela fait des semaines que les partenaires planchent sur un système « rémunérateur et plus visible pour les producteurs ». La tentative est d’autant plus complexe pour cette viande qui se vend, à la différence des bovins, de façon éclatée ou à la pièce.
Six producteurs et dix magasins

Avec le concours de la Coopérative des agriculteurs de la Mayenne (Cam) et l’abattoir Socopa d’Évron, une contractualisation engage quatre (bientôt six) producteurs et les dix (sur onze) magasins U. Les premiers fourniront donc la totalité des besoins en porc des seconds. Soit 6 000 porcs à l’année, vendus au moins au prix de production. « Concrètement, un prix d’1,40 € le kilo payé au producteur avec une référence du prix de l’aliment à 250 € la tonne », détaille Mikaël Guilloux. « Il y aura un prix plancher rémunérateur mais pas de plafond », ajoute Philipe Jehan. Sachant que la viande respectera aussi le cahier des charges porc français, garantissant une certaine qualité.
Porc U 53 est ainsi né. « L’expérimentation ne peut fonctionner qu’avec la complicité du client qui fera un acte citoyen », insiste Hubert Lechat.
Pour la viande bovine coeur de gamme (sallers, blonde d’Aquitaine, charolaise), un engagement national vient d’être signé par Serge Papin, patron de Système U. « Aujourd’hui, nous sommes rémunérés de 3,50 € à 3,70 € le kilo carcasse. Il faudrait un euro supplémentaire pour être bien », commente Yannick Vallée, de la FDSEA 53, espérant que les magasins du réseau jouent aussi le jeu.

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Auchan dépossédé des marques Simply et Simply Market 

Le tribunal de grande instance de Paris a prononcé l’annulation des marques Simply et Simply Market, au motif qu’elles étaient trop génériques et pas assez distinctives. Auchan fait appel.

Le jugement a été prononcé le 14 avril dernier (rendu public par le site village-justice.com), en réponse à une action intentée par… Auchan, qui doit aujourd’hui s’en mordre les doigts.
Le distributeur français, propriétaire des marques Simply et Simply Market, estimait que la MDD « Simply M&S » lancée par Marks and Spencer était une contrefaçon, les deux marques étant déposées au niveau européen. Mais les juges parisiens ont au contraire profité de cet examen pour mettre en pratique la « purge » des registres entamée par le droit communautaire.
Les marques Simply Market et Simply, déposées en 2005 et 2006, ne seraient en effet plus acceptables au regard des critères actuels, a estimé le tribunal.
Même anglais, les termes choisis sont aisément compréhensibles par les Français et vantent seulement une « simplicité » dont Auchan ne saurait se prévaloir au détriment de la concurrence.

« Quelle que soit la décision définitive, Auchan Retail ne sera pas empêché d’utiliser la marque et l’enseigne Simply Market », poursuit le distributeur. Mais si le jugement est confirmé, la marque ne sera plus protégée et donc librement utilisable aussi par des tiers.

Un moindre mal puisqu’Auchan, si le projet de rapprochement avec Système U est mené à bien, a de toute façon vocation à basculer tous ses supermarchés sous une enseigne U.
Cette jurisprudence, au passage, confirme la fragilité de la stratégie de « déconvergence » de Carrefour. Georges Plassat, peu désireux de voir la même enseigne placardée à tous les coins de rue, sur tous les formats, a entrepris de rebaptiser ses supermarchés Market, ses magasins de proximité Contact, City, etc.
Autant de termes génériques qui ne peuvent être protégés en tant que tels. Les seuls dépôts enregistrés par Carrefour sont des marques figuratives, assorties du logo Carrefour. Sur le papier, rien n’empêche un concurrent d’ouvrir ses propres supermarchés Market ou ses propres supérettes City.
Simply : une jurisprudence pleine de contradictions

En 2013 puis en 2015, l’office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO) avait déjà refusé à Auchan l’enregistrement de la marque Simply Express, au motif qu’elle n’était pas assez distinctive.
Ces dernières années, les contestations régulièrement déposées par le distributeur français contre les marques utilisant le mot « simply » ont été couronnées de succès divers.
En 2013, Auchan a été débouté par l’office européen de son action contre l’enseigne Simply Food de Marks and Spencer. Son recours en seconde instance a connu un sort identique en 2015.
En 2015, également, Auchan n’a pas obtenu gain de cause en Grande-Bretagne contre Tesco et sa MDD Simply.
En avril 2016, toutefois, pendant que le tribunal parisien rendait un jugement catastrophique pour Auchan, l’EUIPO donnait au contraire en partie raison au Français contre Lidl et sa MDD Simply au Royaume-Uni.
De même, en 2015, l’enregistrement de marque du glacier britannique Simply Ice Cream a été refusé au bénéfice d’Auchan. Et en 2013, c’est la Deutsche Bank qui a dû renoncer au dépôt de « simply buy the market ».

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les nouveaux rayons tests de Carrefour


Ce n’est plus un secret : Carrefour a décidé d’expérimenter de nouvelles façons d’aborder l’hypermarché. En France, Linéaires avait déjà dévoilé les initiatives prises à Montesson (78) et Villiers-en-Bière (77). Direction cette fois Les Ulis (91), où deux nouveaux rayons ont fait leur apparition : un stand poissonnier-traiteur et un univers vrac de 460 références.
Le premier, une bergerie « Jean & Frères, poissonnier cuisinier », est une fois de plus confiée à des hommes de l’art, en l’occurrence Delpierre (groupe Labeyrie).
Le manager et ses équipiers préparent sur place la moitié des produits présentés, qu’ils soient relativement bruts (saumon fumé) ou cuisinés (antipasti de la mer, plats cuisinés, entrées, poêlées et marinades, etc.). Le reste provient essentiellement des ateliers du groupe.
Séparé du banc marée par le stand sushis, ce kiosque inédit associe, en blanc et bleu, les univers marée et traiteur. Il propose, pour le moment, une trentaine de références en service assisté et une quarantaine en LS.
La bergerie Jean et Frères associe marée et traiteur

Le deuxième test jouxte la zone marché : le point de vente s’offre un impressionnant rayon vrac de 460 références.
Thés et chocolat, cafés et tisanes, mais aussi aides culinaires, confiserie, céréales ou encore produits à base de plantes bio : la gamme est particulièrement large et les meubles bois jouent à plein l’effet épicerie fine. Si le service est libre, la pesée est assurée par le responsable de la bergerie fruits et légumes qui fait face au rayon.
Une initiative qui fait écho au concept « Saveurs d’ici et d’ailleurs » déjà déployé depuis deux ans dans plusieurs Auchan… et qui permet, là encore, de sortir le vrac de ses deux univers historiques, le bio et le discount.


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le projet (secret) de drive urbain de Cora 

Cora prépare l’ouverture d’un point de retrait drive dans le centre-ville de Metz. Le nom du concept : « Cora en ville ».

Le projet est encore en cours de finalisation et chez Cora, on s’abstient de tout commentaire. À Metz, l’hypermarché « master » qui approvisionnera le site ne serait même pas, selon nos informations, encore choisi (il en existe deux en périphérie de la ville).

L’adresse du point de retrait, elle, est déjà connue : rue du Petit-Paris, une avenue piétonne et commerçante de Metz.
Adepte du drive accolé et du picking magasin, Cora est donc prêt à tester, aujourd’hui, une formule de drive solo qui lui permettrait de prendre pied en milieu urbain. Réservée au retrait piéton, vu la configuration de la rue du Petit-Paris.
Chez Leclerc également, on ne fait pas mystère du désir d’implanter des points de retrait dans le centre des grandes agglomérations. Un enjeu clé pour ces deux distributeurs, globalement absents du format proximité.
Chez Auchan, le cybermarché AuchanDirect teste depuis 2014 un point de retrait dans le quinzième arrondissement de la capitale, en alternative à la livraison à domicile.
Au sein du groupe Louis Delhaize (la maison-mère de Cora), la filiale spécialisée Wink, un pure-player du drive qui gère des entrepôts solos, vient de nouer en Belgique un partenariat avec Total pour ouvrir trois points de retrait dans des stations-service.

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Carrefour ouvre une nouvelle enseigne, Easy market

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La chaîne de supermarchés Carrefour a rouvert deux supermarchés de proximité sous la nouvelle enseigne Easy market.  Le groupe français poursuit ainsi un projet pilote qui avait déjà abouti à l’ouverture de deux magasins Easy Caddy.

Malines et Charleroi

Le Carrefour Market situé à la Battelsesteenweg à Malines a rouvert ses portes après d’importants travaux de rénovation. A Charleroi, il s’agit d’un ancien Spar dans les environs du centre commercial Ville2 (où se trouve également un Carrefour Market du groupe Mestdagh). Contrairement aux magasins Easy Caddy, le logo Carrefour reste bien visible sur la façade de l’enseigne Easy market.
Carrefour Belgium souligne qu’il s’agit de magasins pilotes et qu’il est donc beaucoup trop tôt pour faire des déclarations.  « Le projet se trouve en phase expérimentale.  Il s’agit de deux magasins très différents, où nous testons divers concepts. Tout ce que je pourrais en dire, serait immédiatement dépassé », précise le porte-parole Baptiste Van Outryve.
Carrefour a ouvert son premier magasin Easy Caddy à Moerbeke-Waas en 2013.  En 2015, un autre point de vente Easy Caddy a suivi à Melsele (Beveren).  Les deux magasins franchisés testent un concept low-cost qui doit offrir une solution pour les supermarchés trop grands pour le concept Carrefour Express, mais trop petits pour le concept Carrefour Market.

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Deliveroo passe le cap du million de commandes

  

Deliveroo, la plateforme de livraisons de repas à domicile, a annoncé avoir franchi le cap du million de commandes 12 mois après son lancement en France.

Il y a près d’un an jour pour jour, Deliveroo débarquait sur le marché Français de la livraion de repas à domicile. Douze mois plus tard, avec plus de 1 000 restaurants partenaires, Deliveroo a livré plus d’un million de commandes chez les Français. Le plateforme permet en effet aux internautes de se faire livrer en quelques clics les plats de leurs restaurants préférés. Le site revendique une offre de restaurants sélectionnés pour la qualité et la diversité des plats qu’ils proposent. La collaboration aveec Deliveroo permettrait une augmentaion moyenne de leur chiffre d’affaires d’environ 30%, sans avoir besoin de développer leur propre service de lviraison.
Pour Adrien Falcon, Directeur Général de Deliveroo France, « Notre service rencontre un engouement incroyable. Aussi bien de la part des consommateurs que des restaurateurs. Les premiers à la recherche d’une restauration de qualité et les seconds d’une nouvelle source de revenus significative. Il y a un an, nous faisions notre toute première livraison à Paris… Aujourd’hui, nous célébrons le cap du million de commandes et desservons 8 métropoles françaises ».
Une centaine de salariés en un an

Avec près de 2 embauches chaque semaine depuis son lancement, l’équipe de Deliveroo France compte déjà une centaine de collaborateurs et compte bien continuer à recruter compte tenu de sa croissance exponentielle et de ses nombreux projets à venir.
La start-up est capable de livrer entre 11h et 23h (7 jours sur 7) et va bientôt permettre à ses clients de commander dès 8h00 du matin pour la livraison de petits déjeuners et de brunchs. Par ailleurs, l’offre Deliveroo for Business, lancée en janvier dernier et dédiée à la livraison en entreprise, connait une croissance d’activité de 30% par semaine, avec plus de 100 entreprises et start-ups à son actif.

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Les U ont voté pour leur avenir

  

Les associés U ont acté en convention nationale un mouvement de centralisation qui prépare le groupement à son alliance avec Auchan. Après la logistique, les centrales régionales passeront aussi la main sur le commercial et tous les autres services de l’enseigne. L’avenir des Hyper U, également, a enfin été tranché.

« Ce n’est pas parce que le régional va s’estomper que les associés, dans leur magasin, vont y perdre en proximité et en capacité d’adaptation au local », prévient d’emblée un cadre de la centrale nationale. La réforme ne passerait pas si elle remettait en cause l’indépendance des propriétaires de points de vente.
Pudiquement, Système U préfère d’ailleurs parler « d’alliance interne » entre les centrales régionales, plutôt que d’évoquer directement leur mise en retrait dans l’organigramme du groupement.

  
Ce qui a précisément fait l’objet du vote, lors de la convention du 30 mars, est la mise en place de la nouvelle structure logistique U Log.
Adopté avec plus de 90% des suffrages, le projet prévoit que chaque centrale régionale se dessaisisse de ce volet et transfère ses structures à une entité nationale unique. Comme elles l’ont déjà fait en 2011 avec l’informatique et la création du GIE Iris.
L’ambition du groupement, avec U Log, est d’homogénéiser la prestation logistique rendue aux magasins. En décloisonnant les régions, en mutualisant les moyens et en optimisant les tournées, le distributeur veut améliorer les coûts d’approche des sites jusqu’à présent les moins bien servis.
« Chaque région avait ses méthodes, ses outils, ses coûts, explique-t-on chez Système U. Pour des raisons d’histoire, de contraintes, de taille de territoire. Désormais, nous allons pouvoir produire le même service, au même coût, pour tous les associés. »
Pas question, en revanche, de demander aux régions les mieux dotées quelques sacrifices au nom de l’intérêt collectif. La réforme a été acceptée à la condition que personne n’y perde. Système U Ouest, en clair, ne sera pas l’Allemagne à qui on demande de financer l’Europe.
A terme, U Log se voit même devenir le numéro un de la logistique en grande distribution, en s’ouvrant à d’autres clients que les associés U (c’est déjà le cas, par exemple, de la Laiterie Saint-Denis-de-l’Hôtel qui confie à U une mission de stockage, préparation et livraison).
Si le vote officiel, lors de la convention, ne portait que sur la création de U Log, le coup d’après est déjà dans les tuyaux : la mise en place de U Max. Sous ce nom abscons se cache la future structure nationale regroupant les différents services de l’enseigne (le commercial, le juridique, la comptabilité, etc.). Une centralisation indispensable en prévision de l’alliance avec Auchan et du pilotage en commun de la destinée des deux distributeurs.
Cette remontée vers le national implique aussi pour Système U de changer de gouvernance. « La mise en commun des moyens va nécessiter davantage de suivi », rapporte un cadre. Le mandat de Serge Papin, PDG du groupement depuis 2005, arrive à échéance fin 2018 et ne sera pas renouvelé.
Le dirigeant a proposé hier la mise en place d’un directoire (« qui pilote les moyens ») et d’un conseil de surveillance (« garant des valeurs »). L’idée, sur la table, n’a pas encore fait l’objet d’un vote. Sa concrétisation est attendue pour 2017.
Le maintien de l’enseigne Hyper U dans le paysage commercial est acté

L’an dernier, la convention annuelle des U avait été l’occasion de présenter en détail aux associés le projet d’alliance avec Auchan.
Les propriétaires d’Hyper U étaient invités à étudier la perspective de passer sous enseigne Auchan et le sort de ceux qui ne feraient pas le saut était encore, à l’époque, incertain. En cas de conversions massives, serait-il pertinent de maintenir l’enseigne Hyper U si son parc était réduit, disons, de moitié ?
Aujourd’hui, la question ne se pose plus du tout en ces termes. D’abord, les exigences de l’Autorité de la concurrence se font toujours attendre sur les zones qui devront conduire à des arbitrages, retardant d’autant toute prise de décision.
Ensuite, c’est un secret de polichinelle, les associés Hyper U dans leur immense majorité ne sont pas chauds pour adopter l’enseigne Auchan. « Certains magasins sont évidemment trop petits, mais les plus grands ont la capacité et intérêt à passer Auchan, veut-on encore croire du côté de la direction de Système U. Mais c’est sûr, sur le format 4500-5000 mètres carrés, on fait déjà très bien le job. C’est normal que les associés s’interrogent. »
Les contre-performances enregistrées par les hypers Auchan en France, sans surprise, n’aident pas à convaincre les propriétaires d’Hyper U.

Dans le projet d’alliance, Système U a prévu que les conversions s’étaleraient jusqu’en 2021. Le groupement s’est donc donné du temps, et entend bien en profiter avant de tirer un bilan alarmiste de la situation.

Il n’est en tout cas plus question, aujourd’hui, d’une éventuelle disparition de l’enseigne Hyper U. Son maintien dans le paysage commercial est acté, avec un nouveau plan de soutien en préparation. L’une des motivations de l’alliance avec Auchan était de mettre un terme aux départs d’associés pour la concurrence. Autant dire que si l’enseigne Auchan ne les séduit pas, il va falloir les bichonner en tant qu’Hyper U.

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